Début janvier 2013, lors d’une conférence simultanée entre Palo Alto, New York et Francfort, SAP a annoncé officiellement le lancement de ses applications d'entreprise intégrées de la Business Suite sur sa base de données en mémoire HANA.
Après avoir proposé la technologie HANA comme accélérateur des processus analytiques, en répliquant sur HANA les données de la base relationnelle, puis comme moteur de données des applications décisionnelles en remplacement de la base, SAP donne à ses clients l’option d’installer une « mise à jour technologique » via un Enhancement Pack qui fait de HANA la base de données In-Memory de toutes les applications décisionnelles et transactionnelles de la Business Suite.
20 ans après l’annonce de R/3 qui a « révolutionné » le monde des applications intégrées avec une implémentation du modèle Client/Serveur, SAP présente le couple HANA et Business Suite comme une avancée fondamentale vers l’entreprise Temps Réel.
Révolution ou simple évolution, cette annonce représente dans tous les cas une étape importante pour l’éditeur, ses clients et ses partenaires.
Après 7 années de travaux, de nombreuses acquisitions et des milliards d’investissement, Larry Ellison peut annoncer à « la planète Terre » le Cloud le plus complet. Même les martiens nous l’envie. « Si la plupart des acteurs du Cloud ne proposent que des solutions de niche », Oracle offre « sa suite compète d’applications » (Applications Sales & Marketing, Customer Experience, HCM, Talent Management et ERP - Oracle Fusion Applications) socialisées (Oracle Social Network) et « s’appuyant sur une plateforme basée sur des standards » (Oracle Fusion Middleware). Lors de l’annonce, Oracle affirme avoir déjà recruté 10 000 entreprise clientes et plus de 25 millions d’utilisateurs.
Selon Bill McDermott, le co-Pdg de SAP, l’éditeur « acquiert l'ADN du Cloud » :
Décembre 2011, SAP rachète Success Factors pour 3,4 milliards de dollars, un éditeur de solutions de gestion des talents en mode SaaS (15 millions d’utilisateurs, 3 500 sociétés clients)
Mai 2012, SAP rachète Ariba pour 4,3 milliards de dollars, un éditeur de solutions de « commerce collaboratif [1]» en mode SaaS (Sur sa place de marché, Ariba gère un réseau de 730 000 partenaires)
Avec l’avènement de la mobilité, la dématérialisation des infrastructures et des applications apportés par le Cloud Computing et l’apparition de nouveaux modes de commercialisation des applications, il est intéressant de faire le point sur la stratégie des éditeurs traditionnels qui ont établi leur leadership sur un modèle de vente d’applications intégrées sur une architecture Client/Serveur et de la confronter avec la réalité des grandes entreprises françaises. En savoir plus »
Tout fournisseur de technologie doit aujourd’hui avoir une stratégie Cloud Computing.
Pourquoi ? Parce que :
Tout ce que l’industrie compte comme penseurs, stratèges, architectes, marketeurs, et acteurs de l’écosystème, éditeurs, intégrateurs, opérateurs … voit dans le Cloud computing une révolution à venir
Une stratégie Cloud Computing projette une image innovante du fournisseur
Les clients et prospects sont attirés par cette industrialisation et automatisation de l’informatique, surpris par la rapidité annoncée de déploiement, et surtout intrigués par les économies projetées.
SAP n’échappe pas à la règle mais à la différence des nouveaux entrants, l’éditeur allemand doit protéger sa base installée et la faire évoluer tout en élargissant son champ de prospection vers de nouveaux marchés.
La solution Business By Design de SAP propose des réponses aux problématiques qui se posent aux PME. Par sa couverture fonctionnelle et métier, sa technologie éprouvée, sa philosophie de plate-forme permettant des personnalisations et des adaptations rapides, ses extensions vers la mobilité en s’appuyant sur les technologies acquises de Sybase et les possibilités analytiques en provenance de Business Objects, Business By Design a tous les atouts pour pouvoir s’imposer sur le marché émergent des ERP en ligne
Les applications d’entreprises ont mauvaise réputation. Ces moteurs des entreprises nécessitent de lourdes études préalables, la mise en œuvre d’un projet de mise en œuvre complexe et un lourd investissement en temps et en argent incompressible. Sensées simplifier et fluidifier les processus de l’entreprise, elles sont difficiles à utiliser, lourde à maintenir.
Pourtant dans ce sombre paysage, une éclaircie dans les nuages apparait. En savoir plus »