Banière JEMM research

Introduction

Internet est une technologie de « disruption » qui a bousculé les habitudes de beaucoup d’industries traditionnelles. Dans les années 90, les entreprises ont créé sur le Web leur site institutionnel, sorte de rapport annuel. Internet était qualifié d’autoroute de l’information. Rapidement, elles ont mis en ligne des sites de commerce et Internet est devenu une grande plate-forme marchande. Aujourd’hui, l’ensemble des techniques et concepts, réunis sous le sigle Web 2.0, transforme ce réseau mondial et global en un grand espace communautaire et participatif.

Le Web 2.0


On peut caractériser le Web 2.0 sous trois aspects : technique, métiers, et social:
  • Les technologies et outils Web 2.0 existent depuis longtemps. Issues de l’Internet, ce sont les même que celles préconisées par SOA (services Web, XML). On peut notamment citer Ajax (Asynchronous JavaScript And XML), un « standard » de développement de client internet riche, le mashup, la capacité à recréer un nouveau site en agrégeant des applications existantes, REST (REpresentational State Transfer), une architecture simple basée sur les réseaux pour construire une application distribuée. Les Blogs, journaux en ligne, les Wikis, espaces collaboratifs documentaires, les flux RSS, pour la syndication de contenu sur le Web sont autant d’outils qui facilitent la collaboration.
  • L’aspect Métier du Web 2.0 est caractérisé par un ensemble de nouvelles sociétés qui proposent des modèles d’affaires innovants en rupture avec les marchés traditionnels. Google, moteur de recherche Internet, et son modèle d’affaire basé sur la publicité, Yahoo, portail multiservices, et son moteur de recherche, ses services d’information, de communication et de commerce électronique, Facebook, espace collaboratif, Dailymotion, site de partage de vidéos, ou FlickR, site de partage de photos, sont autant d’exemples emblématiques de cet Internet collaboratif. Toutes ces entreprises exploitent plus ou moins directement la caractéristique sociale du Web 2.0.
  • Le Web 2.0 propose enfin un nouveau modèle social dans lequel l’internaute peut collaborer, discuter et partager avec sa communauté. Du statut de lecteur, puis consommateur, l’internaute est devenu producteur. C’est lui qui découvre, évalue, critique, classifie les informations. Abonné à des flux RSS pour consulter rapidement les dernières mises à jour sans avoir à se rendre sur le site, il devient prescripteur et donne son avis sur les sujets d’intérêt de sa communauté au travers de son blog et ses wikis. Il participe à des projets communs comme l’encyclopédie en ligne Wikipedia. Avec les mashups, il peut même créer de nouvelles applications.
Et les réseaux sociaux

Cette dimension sociale de communauté collaborative (pour ne pas dire participative) a un impact majeur dans le grand public, principalement chez les adolescents et jeunes adultes. Dans ce nouveau monde, l’internaute est au centre de la toile. La technologie simple et à son service lui permet de combiner, de créer, de transformer les informations. C’est à n’en pas douter un élément d’innovation très important dans le monde du grand public.

Les éditeurs ont fait le pari d’intéresser leurs clients des grandes entreprises. Tous les grands éditeurs traditionnels, comme IBM, annoncent des outils qui exploitent ce concept et tentent de fidéliser leurs clients et prospects dans leur environnement. En France, l’offre autour des réseaux sociaux et du Web collaboratif se structure. De jeunes pousses innovantes proposent au grand public et aux entreprises des solutions qui exploitent les réseaux sociaux formels ou informels. Et de fait, on compte aujourd’hui des mises en place intéressantes d’outils Web 2.0 autour des réseaux sociaux et collaboratifs par quelques grandes entreprises comme Air France, AXA ou IBM.

Une vague sociale ou des initiatives isolées ?
Les entreprises françaises connaissent peu la portée du Web 2.0 et des réseaux sociaux, déroutées par le syndrome de l’annonce permanente de nouveautés et incapables de se retrouver dans la foule des solutions et des gadgets ainsi que dans le jargon. Pourtant elles sont demandeuses de solutions opérationnelles, confrontées aux mêmes objectifs de réduction des coûts, d’amélioration de marge et d’extension de marché que leurs homologues américains

Début d’une grande vague ou initiatives isolées, il faut se poser la question : le Web 2.0 et les réseaux sociaux ont-ils ou auront-ils un intérêt pour les entreprises en France ? Quelle est la perception de ce domaine par les collaborateurs ? Y a-t-il chez les décideurs un amalgame entre les technologies du Web 2.0 et les réseaux sociaux et collaboratifs d’entreprise. Quels sont les risques réels ou perçus et les avantages prévus autour d’une initiative sociale dans l’entreprise ? Est-ce que la direction générale comprend les avantages d’une telle initiative ?

Au-delà des grandes entreprises, le Web 2.0 a-t-il ou aura-t-il une influence dans le monde des petites et moyennes entreprises ? Ces outils permettent-ils d’atteindre de nouveaux clients ? L’investissement dans des blogs ou une communauté en ligne améliore t’il l’innovation des collaborateurs ?

L’étude

Face à ces questions et afin de mieux appréhender la réalité de la demande, IBM France a souhaité comprendre la position des entreprises françaises sur le Web 2.0 et les réseaux sociaux afin d’apprécier
  • la connaissance de leurs collaborateurs de ce nouveau paradigme
  • leurs attentes dans le cadre de la stratégie d’entreprise
  • leur maturité, les risques et inhibiteurs identifiés sur ces nouveaux outils

IBM France a fait appel à JEMM research pour réaliser cette étude auprès des entreprises françaises de toute taille (grands groupes et PME).

Nous présentons ici l’analyse des principaux résultats de cette étude.
Creative Commons License

1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

deuxieme commentarei

June 20, 2008 4:50 AM  

Post a Comment

<< Home