Le Blog de JEMM Research
mercredi 15 juillet 2009
Version beta.

Béta a toujours été le qualificatif des applications modernes du Web 2.0.
Pourtant, après 5 ans de bons et loyaux services, Google vient de décider de sortir du mode béta toutes ses applications phares (gmail, gdocs, ...) en laissant une option pour les nostalgiques de revenir à ce monde là, c'est à dire à afficher l'ancien logo

Keith Coleman, le directeur produit de Gmail, justifie l'abandon de cette étiquette par le nombre impressionnant de fonctions ajoutées aux produits et le nombre de grandes entreprises les utilisant. Il fallait donc "ôter le doute sur la maturité de Google Apps".
Il est vrai que les grandes entreprises sont sensibles à toutes les "ilities" (availability, scalability, security, ...), peu compatible avec le mode "béta".
Au delà de l'anecdote, il est tout de même intéressant de faire le parallèle entre ce modèle et celui des acteurs plus traditionnels. Récemment Oracle a annoncé la version 11g de Fusion Middleware et Microsoft vient de dévoiler à sa conférence partenaire les fonctions d'Office 2010.
Une des fortes évolutions de cette industrie informatique est la disparition progressive du mode de licence associé à la version d'un logiciel.
Traditionnellement, les éditeurs établissent un modèle de facturation basé sur une version d'un produit augmenté d'un abonnement annuel pour la maintenance et éventuellement minoré suivant l'engagement à long terme du client ou le nombre de licences achetées.
Les nouveaux acteurs (Google, Salesforce.com...) proposent un modèle de facturation basé sur un nombre de services disponibles, une qualité de support et un prix à l'utilisateur ou à l'utilisation.
Les approches de services, les modèles SaaS, l'informatique sur les nuages vont renforcer cette tendance au rique de troubler les analystes financiers qui évaluent toujours la santé des éditeurs par le nombre de licence vendues lors du trimestre.
Cette évolution va également se retrouver dans les applications mises en œuvre par les équipes informatiques des entreprises. Les grands projets traditionnels pluriannuels de mise en œuvre d'un CRM ou d'une application de gestion financière vont être progressivement remplacés par des projets agiles incrémentals ou le livrable ne sera plus une version/release d'une application packagée mais un ensemble de services métier disponibles et composables.
Libellés : cloud, Enterprise 2.0, licence, saas, Web 2.0
jeudi 14 mai 2009
Google Apps chez Valeo

Les objectifs ce ce déploiement sont :
- optimiser l’efficacité administrative
- à améliorer la collaboration entre les entités
- ... et réduire les couts d'infrastructure bureautique
- Dans un premier temps, le support au travail d'équipe
- sites Google,
- documents en ligne,
- gestion de vidéos
- messagerie instantanée, dont le chat vocal et vidéo,
- Ensuite amélioration de l'efficacité de l’entreprise
- annuaire d’entreprise
- outils de gestion automatique des procédures administratives.
- Enfin, efficacité personnelle
- messagerie,
- calendrier,
- fonctions de recherche
- solutions de traduction en ligne de Google
- mobilité (accès aux applications depuis un ordinateur fixe ou portable ou un autre appareil mobile).
C'est d'abord un beau succès pour Google dont c'est un des plus grand déploiement d'entreprise
C'est la concrétisation de la validité du modèle SaaS et de l'informatique dans un nuage (Cloud computing) pour le monde de l'entreprise. Un grand groupe a considéré que ce modèle offrait plus de bénéfices (mise en place immédiate sans se soucier de l'infrastructure, couts réduits) que de risques (gouvernance, sécurité et contrôle des données et informations stockées au delà du firewall de l'entreprise).Les optimistes y verront les signes d'une révolution en marche "vers le nuage" comme l'apparition du PC dans les années 80, les pessimistes répliqueront que les offres actuelles de services "dans le nuage" ne sont pas optimisées financièrement pour les grandes entreprises, d'autres, enfin, préconisent un modèle mixte cloud privé et public.
Enfin, c'est clairement le signe d'une transformation du panorama informatique ou des chasses gardées des acteurs historiques sont fortement malmenées par des nouveaux entrants. A ce sujet, il est intéressant de (re)lire la réponse "officielle" de Microsoft lors de l'annonce de l'accord Google-Capgemini. et sa liste des 10 questions que les entreprises migrant sur Google Apps devraient se poser.lundi 23 mars 2009
La prise informatique

La promesse de l'informatique dans les nuages est de disposer de toute l'énergie
Nous n'en sommes qu'aux prémices, mais les premiers exemples sont intéressants. L'entreprise peut externaliser presque complètement son informatique sur les nuages:
- Les applications de collaboration et la messagerie sont sur le nuage Google
- la gestion des relation client sur Salesforce.com
- la production est gérée par Business ByDesign de SAP
- toutes ces applications sont intégrés avec Informatica.
- ...
1) C'est la mort de la direction informatique telle qu'on la connaît aujourd'hui. Demain, l'entre
prise disposera d'une petite équipe d'informaticiens chargés d'amener la puissance informatique près de l'utilisateur. Ces professionnels seront hautement qualifiés dans l'assemblage de composants qui exploiteront les données et informations de l'entreprise gérées par le nuage.2) Le
budget informatique sera optimisé car la facturation du nuage sera fera à l'utilisation et donc à des ressources utilisées à 100%. (Je laisse aux experts financiers la discussion sur l'intérêt de migrer des dépenses en capital (Capex) vers des dépenses opérationnelles (Opex) )3) C'
est une transformation forte de toute l'industrie informatique avec une redistribution des cartes. D'un coté les acteurs traditionnels (IBM, HP, Microsoft, Oracle, SAP), de l'autre les nouveaux acteurs Internet (Google, Amazon, eBay), avec, autour, une myriade d'acteurs de niches qui ne rêvent qu'une seule chose : devenir grand (ou se faire racheter) (voir les exposants dans les différents salonAfin d'analyser et d'exploiter au mieux les possibilités du cloud computing, l'entreprise doit s'engager dès aujourd'hui dans une démarche de service, la mise en place de standards d'entreprise (syntaxe et sémantique), un programme de gouvernance, une définition de l'architecture d'entreprise (métier, données, technique, et solution). Bref démarrer dès aujourd'hui une initiative SOA.
Il est d'ailleurs intéressant que l'analogie de la prise électrique, lien entre les consommateurs et les producteurs peut être utilisé pour expliquer les architecture orientées services et le cloud computing.
lundi 23 février 2009
Le bug de Google

Revenons un peu sur le bug de Google du mois dernier.
Le 31 janvier dernier, vers 15h30 et pendant près de 40 minutes, tous les sites ont été interdit d'accès par le moteur de recherche car marqués comme "risquant d'endommager votre ordinateur". Erreur de manipulation qui a frappé toutes les versions du moteur dans le monde entier.
Comme Google gère l'accès des internautes à leur sites Web, pendant 40 longues minutes l'impact a été très important sur tous les sites Web.
Issue d'un problème somme toute localisé à une entreprise, la conséquence a été majeure, bien que limitée dans le temps, sur Internet.... C'est le syndrome du battement d'aile du papillon, du monde plat.
Dans les nouvelles architectures basées sur la composition de services distribués, il faut prévoir le scénario ou un service n'est pas disponible dans la chaine de l'application composite.
Quel est l'impact de la non disponibilité sur l'ensemble de la chaine ? Comment assurer un niveau de service raisonnable dans ce cas ? Quelles sont les conditions contractuelles à prévoir ? Quel est le scénario de reprise des activités ?
Plus généralement, à quelles conditions peut on développer des applications critiques qui utilisent des fonctionnalités disponibles sur le Web (par exemple, les fonctions de géolocalisation de Google Maps)
Voila un certain nombre d'interrogations qui deviendrons de plus en plus critiques avec le développement du Cloud Computing.

