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lundi 22 juin 2009

Référentiel Général d'Interopérabilité


Après trois ans de tergiversations, la direction générale de la modernisation de l'état (DGME) vient de publier la nouvelle version du référentiel général d'interopérabilité (RGI), c'est à dire l'ensemble des normes et standards "qui favorisent l'interopérabilité au sein des systèmes d'informations de l'administration."
Ce document est intéressant non seulement pour les éditeurs et intégrateurs travaillant avec la sphère publique mais également pour tout architecte de système d'information d'une entreprise privée.
En effet le RGI positionne clairement la problématique d'interopérabilité du système d'information :
  • Il précise le périmètre d'interopérabilité. L'architecte remplacera le terme citoyen avec client, et l'autorité Administrative par Direction Métier




  • Il précise également les différents niveaux. Le niveau Politique de l'Administration correspond au niveau Stratégie d'une entreprise privée.


  • Enfin, il liste l'ensemble des normes et standards sémantiques, syntaxiques et techniques, c'est à dire la compréhension entre les acteurs qui échangent jusqu’à la mise en œuvre technique qui permet aux systèmes de communiquer entre eux. Cette liste peut servir de matériel de départ pour l'architecte
Le RGI capitalise sur les standards approuvés par les organismes de normalisation (OASIS, W3C, WS-I...). Il est dommage toutefois qu'il n'existe pas de chapitre spécifique dans le RGI sur sa gouvernance et en particulier sur sa révision (procédure, rôles, responsabilité, périodicité) afin de pouvoir prendre en compte l’évolution des technologies et, en particulier, les normes et standards en cours d’élaboration dans l’industrie.
Enfin, il ne tranche pas sur le sujet très controversé du standard d'échange de documents et choisit de ne pas choisir entre ODF (supporté par de nombreux produits dont OpenOffice/StarOffice, GoogleApps, les outils bureautiques d'IBM... et, imparfaitement, par Microsoft Office 2007 SR2) et OOXML (d'origine Microsoft et supporté par aucun logiciel actuellement commercialisé).
Du coup la polémique reprend, les partisants des logiciels libres accusant le gouvernement de "publie[r] un RGI pro-Microsoft" et Microsoft de répondre : OpenXML "ne nous appartient plus, il est entièrement géré par l'ISO".
Sans entrer dans la discussion sur les mérites respectifs de OpenDoc et OpenXML, le choix du standard doit être aligné avec les besoins « métiers » (i.e. conservation, présentation, échange de documents) et non sur des capacités techniques.
MàJ 22/6/9 : un avis critique sur le "Référentiel Général Inachevé"

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mardi 12 février 2008

Une SOA clé en main ?

Un post en anglais intéressant sur le blog de Judith Hurwitz (Cabinet d'analyste Hurwitz & Associates).
Judith explique que l'architecture orientée service ne peut s'acheter clé en main comme un programme de gestion intégrée (PGI - ERP) ou un environnement de gestion de la relation client (GRC - CRM).
Et pourtant, les grands vendeurs, comme IBM, SAP, Oracle/BEA clament le contraire en proposant un stack complet d'infrastructure et d'applications SOA.

D'après Judith, SOA est une architecture et une méthodologie, on ne peut donc pas la trouver dans un seul produit. Ensuite l'objectif même de SOA est de créer une infrastructure modulaire capable d'ajouter ou de retirer des composants supportant une nouvelle initiative métier ou ou nouvelle technologie. Enfin le meilleur itinéraire pour SOA est de commencer "petit" sans pour cela investir dans une toute l'infrastructure.

Quelques commentaires
  • Faire confiance à un seul éditeur facilite la mise en oeuvre d'un environnement agile dans le cadre proposé par l'éditeur. C'est lui qui s'occupe de l'intégration de l'infrastructure et des applications et règle les problèmes d'intégration et d'interopérabilité entre les silos (lliens entre l'orchestration des services et le bus de messages, entre les services métiers et les services d'infrastructure, problèmes de sécurité). L'entreprise peut se consacrer à la définition et la réalisation des applications composites pour supporter ses processus métiers.
  • C'est à la frontière entre deux environnements que les problèmes apparaissent. Il est d'ailleurs intéressant de questionner les différents éditeurs sur ce sujet. La réponse est toujours la même : tous les problèmes disparaissent si vous intégrez à partir du stack de l'éditeur. SOA tente d'apporter une réponse aux problèmes d'intégration et d'interopérabilité entre les silos applicatifs. Le mécanisme d'abstraction de l'implémentation des services, la publication des interfaces et des contrats, le respects des standards donnent des réponses simples et concrètes aux problèmes d'intégration.
  • Mettre tous ses investissements dans le panier de l'éditeur nécessite l'acceptation d'une infrastructure intégrée au détriment de composants spécialisés plus efficaces. En faisant l'analogie avec le monde du hardware, un PC DELL présente un bon compromis couts vs. investissements. Par contre, l'achat et l'assemblage de composants spécialisés permet de se construire une machine ultra-performante pour faire de la CAO.
Il faut espérer que demain (ou après demain) le marché de la SOA aura suffisamment évolué pour offrir un ensemble de services technologiques, d'infrastructure et de services métiers fonctionnels qui permette, de créer des services métiers en ligne avec les besoins des clients. En cas d'évolution dans la stratégie métier de l'entreprise, de nouveaux besoins prioritaires des utilisateurs, d'évolution technologique majeure, il suffira de remplacer un service par sa version améliorée ou un service d'un autre fournisseur.

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vendredi 1 février 2008

Le monde de l'informatique est compliqué !

Microsoft a annoncé avoir signé avec Renault un accord de livraison de 1 000 certificats de service et support pour le serveur d'entreprise Linux SUSE de Novell. Microsoft aidera également Renault sur l'interopérabilité entre Linux et Windows.
Cet accord inclut la fameuse "IP Assurance", c'est à dire l'engagement de Microsoft à ne pas faire valoir les droits découlant de ses brevets contre les clients qui utilisent le Linux SUSE distribué par Novell..

Quelques commentaires:
  • Pour les clients des deux environnements, la coopétition entre Microsoft et Novell a du bon. Laissons les éditeurs se charger de l'interopérabilité entre les deux plateformes.
  • La démarche de Microsoft est toutefois schizophrène. L'éditeur supporte un environnement d'exploitation (Linux) en concurrence directe avec son offre (Windows) et qui peut être proposé dans un modèle commercial (OpenSuse est un logiciel libre) opposé au sien
  • Enfin, j'attends le moment irréel ou Microsoft trainera en justice un de ses grands clients pour utilisation non autorisée de logiciels brevetés.

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