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Le Blog de JEMM Research

jeudi 16 juillet 2009

Fascinante partie d'échec dans le nuage des grandes entreprises


Après avoir attaqué les comptes Microsoft avec son outil Google Apps Sync for Microsoft Outlook, Google vise maintenant les 140 millions d'utilisateurs Notes en proposant Google Apps Migration for Lotus Notes permettant de migrer l'agenda, les emails, les contacts depuis Notes vers ses Google Apps.

Quelques commentaires:

  • La compétition s'exacerbe dans le nuage des grandes entreprises. Cloud computing, SaaS, Collaboration, Productivité, Communautés sont des axes stratégique de développement pour l'ensemble des principaux acteurs. C'est bon pour les entreprises

  • Google est en train de peaufiner une image de respectabilité dans le monde de l'Entreprise. Sur les forces de son offre grand public (cloud, search, mail, docs,...), il ajoute le costume-cravate de l'entreprise, axe stratégique de développement :


    • Google se professionalise en ôtant la mention "béta" de ces produits,

    • il passe d'un modèle gratuit financé par la publicité ciblée à un modèle à l'usage,

    • il clame le support des points critiques pour les entreprises comme la sécurité, la confidentialité, la conformité réglementaire, la fiabilité, et le cout de possession (TCO).

    • Aujourd'hui, Google compléte sa panoplie en offrant ces outils de migration des environnements traditionnels utilisés dans les entreprises vers ses produits.


  • Avoir un outil de migration ne veut pas dire gagner un marché. Au delà de l'annonce, la migration automatisée ne concerne "que" l'agenda, les mails et les contacts. Par contre la migration des applications développées avec Notes/Domino est moins "automatique". Le livre blanc décrivant le processus de migration des applications Notes à Google m'a laissé sur ma faim. D'accord, il faut faire une évaluation basée sur l'usage et la complexité des applications. Bien sûr, il faut créer un plan d'action. Plus problématique : Quel est l'environnement cible de Google pour les applications à migrer ? D'un environnement intégré, on passe à une panoplie d'outils et d'environnements :


    • Site le toolkit pour les business users
    • Spreadsheets, l'environnement de manipulation des données et de logique de workflow (!)
    • Apps Scripts, un autre environnement (server-side JavaScript) de construction de la logique métier et de workflow

    • Gadgets, l'environnement (HTML et Javascript) extensible de développement des fonctions applicative et de la logique métier

    • App Engine, l'environnement d'éxécution dans les nuages

    Il est clair que les candidats à cette migration devront s'approprier ce processus particulièrement complexe qui ressemble plus à de la réécriture applicative qu'à de la migration.

  • IBM n'a pas tardé à répliquer à cette annonce. C'est Sean Fooley, VP IBM Cloud Collaboration (comprendre IBM peut répondre du tac au tac avec une offre de collaboration dans les nuages) qui s'y est collé dans Infoworld en rapellant la confiance des grandes entrepririses dans la sécurité et la fiabilité des solutions IBM et ses investissements dans le Cloud Computing.. Et de rappeller qu'avec LotusLive, un ensemble de services autour de la collaboration, IBM a également une solution dans les nuages qui ne craint pas la comparaison.

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mercredi 15 juillet 2009

Version beta.


Béta a toujours été le qualificatif des applications modernes du Web 2.0.

Pourtant, après 5 ans de bons et loyaux services, Google vient de décider de sortir du mode béta toutes ses applications phares (gmail, gdocs, ...) en laissant une option pour les nostalgiques de revenir à ce monde là, c'est à dire à afficher l'ancien logo
Keith Coleman, le directeur produit de Gmail, justifie l'abandon de cette étiquette par le nombre impressionnant de fonctions ajoutées aux produits et le nombre de grandes entreprises les utilisant. Il fallait donc "ôter le doute sur la maturité de Google Apps".
Il est vrai que les grandes entreprises sont sensibles à toutes les "ilities" (availability, scalability, security, ...), peu compatible avec le mode "béta".

Au delà de l'anecdote, il est tout de même intéressant de faire le parallèle entre ce modèle et celui des acteurs plus traditionnels. Récemment Oracle a annoncé la version 11g de Fusion Middleware et Microsoft vient de dévoiler à sa conférence partenaire les fonctions d'Office 2010.
Une des fortes évolutions de cette industrie informatique est la disparition progressive du mode de licence associé à la version d'un logiciel.
Traditionnellement, les éditeurs établissent un modèle de facturation basé sur une version d'un produit augmenté d'un abonnement annuel pour la maintenance et éventuellement minoré suivant l'engagement à long terme du client ou le nombre de licences achetées.
Les nouveaux acteurs (Google, Salesforce.com...) proposent un modèle de facturation basé sur un nombre de services disponibles, une qualité de support et un prix à l'utilisateur ou à l'utilisation.
Les approches de services, les modèles SaaS, l'informatique sur les nuages vont renforcer cette tendance au rique de troubler les analystes financiers qui évaluent toujours la santé des éditeurs par le nombre de licence vendues lors du trimestre.

Cette évolution va également se retrouver dans les applications mises en œuvre par les équipes informatiques des entreprises. Les grands projets traditionnels pluriannuels de mise en œuvre d'un CRM ou d'une application de gestion financière vont être progressivement remplacés par des projets agiles incrémentals ou le livrable ne sera plus une version/release d'une application packagée mais un ensemble de services métier disponibles et composables.

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jeudi 14 mai 2009

Google Apps chez Valeo


30 000 collaborateurs (sur 51 000) du groupe Valeo répartis dans 193 entités dans 27 pays vont avoir accès à une plateforme de travail collaboratif et de communication basée sur Google Apps.
Les objectifs ce ce déploiement sont :
  • optimiser l’efficacité administrative
  • à améliorer la collaboration entre les entités
  • ... et réduire les couts d'infrastructure bureautique
Déploiement par étape de la solution avec le support de Capgemini,
  1. Dans un premier temps, le support au travail d'équipe
    • sites Google,
    • documents en ligne,
    • gestion de vidéos
    • messagerie instantanée, dont le chat vocal et vidéo,
  2. Ensuite amélioration de l'efficacité de l’entreprise
    • annuaire d’entreprise
    • outils de gestion automatique des procédures administratives.
  3. Enfin, efficacité personnelle
  • messagerie,
  • calendrier,
  • fonctions de recherche
  • solutions de traduction en ligne de Google
  • mobilité (accès aux applications depuis un ordinateur fixe ou portable ou un autre appareil mobile).

C'est d'abord un beau succès pour Google dont c'est un des plus grand déploiement d'entreprise





C'est la concrétisation de la validité du modèle SaaS et de l'informatique dans un nuage (Cloud computing) pour le monde de l'entreprise. Un grand groupe a considéré que ce modèle offrait plus de bénéfices (mise en place immédiate sans se soucier de l'infrastructure, couts réduits) que de risques (gouvernance, sécurité et contrôle des données et informations stockées au delà du firewall de l'entreprise).
Les optimistes y verront les signes d'une révolution en marche "vers le nuage" comme l'apparition du PC dans les années 80, les pessimistes répliqueront que les offres actuelles de services "dans le nuage" ne sont pas optimisées financièrement pour les grandes entreprises, d'autres, enfin, préconisent un modèle mixte cloud privé et public.

Enfin, c'est clairement le signe d'une transformation du panorama informatique ou des chasses gardées des acteurs historiques sont fortement malmenées par des nouveaux entrants. A ce sujet, il est intéressant de (re)lire la réponse "officielle" de Microsoft lors de l'annonce de l'accord Google-Capgemini. et sa liste des 10 questions que les entreprises migrant sur Google Apps devraient se poser.

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lundi 23 mars 2009

La prise informatique


La promesse de l'informatique dans les nuages est de disposer de toute l'énergie électrique informatique requise sans avoir à investir dans l'achat et la maintenance d'une centrale de production. Elle permet également de ne payer qu'aux ressources consommées (puissance, processus, temps,...), comme la distribution électrique aujourd'hui.
Nous n'en sommes qu'aux prémices, mais les premiers exemples sont intéressants. L'entreprise peut externaliser presque complètement son informatique sur les nuages:
Quelques commentaires
1) C'est la mort de la direction informatique telle qu'on la connaît aujourd'hui. Demain, l'entreprise disposera d'une petite équipe d'informaticiens chargés d'amener la puissance informatique près de l'utilisateur. Ces professionnels seront hautement qualifiés dans l'assemblage de composants qui exploiteront les données et informations de l'entreprise gérées par le nuage.

2) Le budget informatique sera optimisé car la facturation du nuage sera fera à l'utilisation et donc à des ressources utilisées à 100%. (Je laisse aux experts financiers la discussion sur l'intérêt de migrer des dépenses en capital (Capex) vers des dépenses opérationnelles (Opex) )


3) C'est une transformation forte de toute l'industrie informatique avec une redistribution des cartes. D'un coté les acteurs traditionnels (IBM, HP, Microsoft, Oracle, SAP), de l'autre les nouveaux acteurs Internet (Google, Amazon, eBay), avec, autour, une myriade d'acteurs de niches qui ne rêvent qu'une seule chose : devenir grand (ou se faire racheter) (voir les exposants dans les différents salons consacrés au Cloud Computing)

Afin d'analyser et d'exploiter au mieux les possibilités du cloud computing, l'entreprise doit s'engager dès aujourd'hui dans une démarche de service, la mise en place de standards d'entreprise (syntaxe et sémantique), un programme de gouvernance, une définition de l'architecture d'entreprise (métier, données, technique, et solution). Bref démarrer dès aujourd'hui une initiative SOA.

Il est d'ailleurs intéressant que l'analogie de la prise électrique, lien entre les consommateurs et les producteurs peut être utilisé pour expliquer les architecture orientées services et le cloud computing.

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mardi 3 mars 2009

SOA et Cloud Computing


Maintenant que SOA est mort, il fallait bien trouver un nouvel os à ronger pour les marketeurs de l'informatique.
C'est le cloud computing. Ici encore, un nouveau concept aux limites floues ou chacun peut y mettre ce qui l'intéresse.
Brièvement, le cloud computing c'est l'utilisation d'un environnement soit privé qui utilise des ressources de l'entreprise, ou public sur des ressources partagées:
  • Infrastructure as a Service, c-a-d l'accès à une infrastructure informatique au travers de services disponible sur Internet (par exemple Amazon Elastic Compute Cloud)
  • Platform as a Service, c-a-d l'accès à un environnement complet de développement et de déploiement d'applications d'entreprise (ex: force.com )
  • Software as a Service, c-a-d l'accès à une application métier au travers d'un service (ex: SuccessFactor)
SI on y regarde d'un peu plus près, il y a un certain nombre de caractéristiques constantes dans ces trois types d'utilisation
  • Un accès au travers du réseau Internet
  • La simplicité
  • Des allocations de ressources à la demande
  • Un nouveau modèle de prix
  • Un navigateur comme interface utilisateur
  • Une standardisation des API
  • Des ressources partagées et réutilisables
Et ces caractéristiques reposent sur les possibilités de l'architecture orientée service, une architecture d'intégration :
  • Interopérable (n'est pas liée avec une plate-forme particulière)
  • En réseau (se connecte "à la volée" grâce à des intermédiaires)
  • Fédérée (permet de dépasser les frontières technologiques ou administratives, de sécurité, ou de l'entreprise)
  • Simple (limite la définition commune entre les producteurs et les consommateurs)
  • Standard (définie par les standards ouverts de l'industrie)
  • Extensible (s'adapte facilement et dynamiquement à de nouvelles implémentations)

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