Le Blog de JEMM Research
mercredi 15 juillet 2009
Quand les Allemands consolident... SoftwareAG et IDS Sheer


Le feuilleton des consolidation continue.
SoftwareAG vient d'annoncer qu'il propose d'acquérir l'éditeur d'analyse et d'optimisation des processus IDS Sheer à 15€ l'action pour 487 millions d'euros .
C'est intéressant à plusieurs titres:- Pour SAG, c'est le complément naturel de WebMethods et son offre de Business Process Management avec un outil de modélisation (ARIS)
- C'est aussi pour le moyen d'augmenter rapidement sa base client. IDS Sheer est utilisé par de nombreuses entreprises.
- C'est une réponse à la menace des grands players concurrents de SAG et WebMethods. En particulier Oracle qui OEM ARIS dans Fusion Middleware.
- C'est une consolidation sur le marché allemand. Un prochain mouvement entre SAP et SAG serait il à prévoir ? Cela renforcerait énormément l'offre de SAP surtout quand on sait que 70 à 80% des clients SAP utilisent ARIS.
- Enfin, c'est également un bon coup face à IBM qui travaille beaucoup sur les comptes SAP Netweaver.
mercredi 29 avril 2009
Quand le soleil disparait....

Quelques réflexions après l'acquisition de SUN par Oracle
1) La consolidation des acteurs de l'informatique continue. On va assister à une recomposition du paysage. Comment va se positionner Microsoft face à ce nouvel acteur global? Comment va évoluer le partenariat historique entre HP et Oracle ?

2) SAP est de plus en plus cerné par son principal concurrent du monde des applications. Peut'il rester indépendant ou doit t'il faire une alliance avec un autre acteur global : IBM, HP ou Microsoft ?

3) Avec une offre couvrant le matériel, le stockage, le système d'exploitation, le middleware et l'applicatif, Oracle peut maintenant prétendre à une compétition équilibrée avec IBM et HP. La prochaine acquisition d'Oracle devrait être un grand intégrateur (CSC, Cap ?) pour compléter sa proposition de valeur avec une offre de service.
4) Oracle, vendeur de logiciels, ajoute à son portefeuille du matériel avec une offre en perte de vitesse depuis plusieurs années. Saura t'il redresser la barre et rendre cette division profitable ou laissera t'il cette activité en mode maintenance?
5) Java et Solaris sont les deux principales raisons pour lesquelles Oracle rachète Sun. Il va être intéressant de voir l'avenir de Java. Comment vont évoluer les relations entre les géants "commerciaux", IBM (voir le commentaire de Steve Mills à ce sujet) et dans une moindre mesure SAP qui ont lourdement investi dans cette technologie open source et le nouveau "propriétaire". Oracle va t'il tenter de gagner de l'argent avec Java ? Pragmatique, Oracle va analyser le portefeuille des technologies Java sur l'angle marché plutôt que des standards. Il reste qu'il va falloir surveiller les annonces d'Oracle en la matière dans les prochains mois.

6) L'avenir de MySQL me semble un peu sombre. Bien sur, Oracle va annoncer qu'il continue de supporter et développer MySQL. Mais comment va t'il le positionner par rapport à son offre commerciale ? Il est vraisemblable qu'il positionne MySQL en tant qu'entrée de gamme et développement, l'offre commerciale sera positionnée vers la production,le "mission critical", etc.

7) Oracle devient aujourd'hui autonome pour proposer des appliances maison. Après avoir mis sur le marché le serveur Exadata, une combinaison de logiciel de stockage Oracle et d'un serveur HP, l'éditeur va pouvoir continuer sur cette voie en proposant des appliances spécialisées stockage, java ou réseau avec du logiciel et matériels Oracle .
vendredi 12 octobre 2007
Consolidation, ca s'accélère : Oracle lance une offre sur BEA
Oracle a fait une offre publique d'achat non sollicitée de BEA à hauteur de $6.7 milliards.C'est la plus grande acquisition d'Oracle après celle de PeopleSoft en 2004 ($10.3 milliards).
Sur le site d'Oracle, Charles Philips a déclaré que cette proposition est "la conclusion de discussion avec le management de BEA ces dernières années". Les produits de BEA permettrait à Oracle d'accélérer son leadership dans le middleware, au détriment de ses concurrents
Cela confirme notre les rumeurs que nous évoquions récemment.
Quelques commentaires/questions
- C'est la consolidation dans le marché du SOA pour les grandes entreprises.
- Pour réussir, Oracle semble encore une fois avoir mis le prix dans son offre. Des analystes financiers semblent surpris du niveau de l'offre (+25% par rapport au prix de clôture de la dollars par action vendredi), d'autres l'estiment trop basse. Mais rien n'est joué : l’action s’échangeait déjà à 18 dollars deux heures plus tard.
- Quelle va être la réaction de IBM, SAP et HP ?
- IBM Software peut-il laisser son principal concurrent venir le menacer sur son principal marché du middleware?
- HP, dont les discussions avec BEA durent depuis le début de l'année, va t'il laisser passer l'opportunité de venir concurrencer IBM en frontal?
- SAP déjà accaparé par son OPA sur BO doit-il rester sans réaction sur cette acquisition car beaucoup de ses clients utilisent le serveur de BEA?
- En cas de succès, la rationalisation des offres et l'intégration des lignes de produits équivalentes voire redondantes (WebLogic/AquaLogic et Fusion, Portail, Registry/repository) risquent de déstabiliser les clients actuels
- Cela libère de la place pour les concurrents directs de BEA, tel que Tibco, Software AG ou RedHat/JBOSS
Libellés : BEA, consolidation, IBM, Oracle, SAP
lundi 8 octobre 2007
Le rachat de Business Object par SAP
Confirmant de nombreuses rumeurs récentes, SAP a annoncé le rachat de l'éditeur franco-américain Business Objects (2/3 de ses revenus sont fait aux US.)En mars 2007, Oracle avait racheté un éditeur d'outils de Business Intelligence, Hyperion, au prix de $52 par action pour un total de $3,3 milliards . Charles Philips, le président d'Oracle, avait alors déclaré que "des milliers de clients SAP s'appuient désormais sur Hyperion/Oracle pour leur système d'analyse, de reporting et de consolidation financière"
Réponse du berger à la bergère, aujourd'hui, SAP annonce le rachat de B.O pour 4,8 milliards d'euros ($6,8 milliards) au prix de 42 euros par actions ($59,35). L'objectif est d'accélérer la croissance (de $32 milliards en 2005 à environ $75 milliards vers 2010) et la couverture fonctionnelle (les solutions industrie de SAP et les solutions utilisateurs métier de BO).
B.O. était en situation délicate ayant émis un avertissement sur ses résultats et chargé la banque Goldman Sachs de trouver un investisseur.
Quelques commentaires :
- Pour SAP, outre le fait de contrer la stratégie d'Oracle, cela permet d'étendre son offre au delà des progiciels de gestion intégré vendus dans des marchés verticaux par une offre horizontale d'un ensemble d'outils de contrôle et reporting vendus aux utilisateurs métiers.
- Pour les clients des deux éditeurs (40% de clients commun) , c'est la garantie d'une intégration naturelle des points de contrôle dans les processus gérés. Il leur faut toutefois surveiller le processus de fusion (organisation, technologie, personnel) des deux entités car intégrer une acquisition de cette taille est une première pour SAP.
- Pour les clients de B.O qui n'ont pas SAP, la question se pose de l'indépendance future de l'entité B.O dans la grande maison SAP, et en particulier par rapport à la Business Process Platform (NetWeaver). Aujourd'hui, SAP prévoit de transformer B.O en une entité autonome de SAP, mais a déjà annoncé la rationalisation des offres au niveau de l'infrastructure.
Enfin, cela ouvre une fenêtre d'opportunité pour les éditeurs "best-of-breed" comme les partenaires Informatica ou Cognos.
vendredi 31 août 2007
La globalisation à l'oeuvre
Quelques nouvelles intéressantes (contradictoires ?) aujourd'huiD'un coté, SAP investit massivement en Inde ($ 1 Milliard jusqu'à 2010) pour y créer un hub stratégique et agrandir ses centre de services et de support de New Delhi et Bangalore. Pour SAP, l'Iinde est devenue le deuxième centre de R&D et support après celui de Waldorf en Allemagne. Et l'Inde est un marché prioritaire pour SAP
De plus, Wipro, la société de services indienne, devient un partenaire global de SAP et établira un centre de solutions à Bangalore pour démontrer les avantages et bonnes pratiques autour du modèle SOA de SAP : Enterprise-SOA.
De l'autre, Steve Mills fête les 40 ans du lab de développement de Toronto au Canada et précise : Réaliser un travail de forte valeur ajoutée requiert des compétences et des années d'expérience. Le coût d'une mauvaise conception est bien plus élevé que les éconnomies que nous pourrions faire en déménageant dans une autre partie du monde.
Mais il aurait pu ajouter que, comme pour SAP, IBM India est la plus grosse filiale d'IBM hors les USA.
Et pour finir la boucle, Wipro annonce l'ouverture d'un centre de développement..... à Atlanta aux Etats Unis.

