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Le Blog de JEMM Research

jeudi 16 juillet 2009

Fascinante partie d'échec dans le nuage des grandes entreprises


Après avoir attaqué les comptes Microsoft avec son outil Google Apps Sync for Microsoft Outlook, Google vise maintenant les 140 millions d'utilisateurs Notes en proposant Google Apps Migration for Lotus Notes permettant de migrer l'agenda, les emails, les contacts depuis Notes vers ses Google Apps.

Quelques commentaires:

  • La compétition s'exacerbe dans le nuage des grandes entreprises. Cloud computing, SaaS, Collaboration, Productivité, Communautés sont des axes stratégique de développement pour l'ensemble des principaux acteurs. C'est bon pour les entreprises

  • Google est en train de peaufiner une image de respectabilité dans le monde de l'Entreprise. Sur les forces de son offre grand public (cloud, search, mail, docs,...), il ajoute le costume-cravate de l'entreprise, axe stratégique de développement :


    • Google se professionalise en ôtant la mention "béta" de ces produits,

    • il passe d'un modèle gratuit financé par la publicité ciblée à un modèle à l'usage,

    • il clame le support des points critiques pour les entreprises comme la sécurité, la confidentialité, la conformité réglementaire, la fiabilité, et le cout de possession (TCO).

    • Aujourd'hui, Google compléte sa panoplie en offrant ces outils de migration des environnements traditionnels utilisés dans les entreprises vers ses produits.


  • Avoir un outil de migration ne veut pas dire gagner un marché. Au delà de l'annonce, la migration automatisée ne concerne "que" l'agenda, les mails et les contacts. Par contre la migration des applications développées avec Notes/Domino est moins "automatique". Le livre blanc décrivant le processus de migration des applications Notes à Google m'a laissé sur ma faim. D'accord, il faut faire une évaluation basée sur l'usage et la complexité des applications. Bien sûr, il faut créer un plan d'action. Plus problématique : Quel est l'environnement cible de Google pour les applications à migrer ? D'un environnement intégré, on passe à une panoplie d'outils et d'environnements :


    • Site le toolkit pour les business users
    • Spreadsheets, l'environnement de manipulation des données et de logique de workflow (!)
    • Apps Scripts, un autre environnement (server-side JavaScript) de construction de la logique métier et de workflow

    • Gadgets, l'environnement (HTML et Javascript) extensible de développement des fonctions applicative et de la logique métier

    • App Engine, l'environnement d'éxécution dans les nuages

    Il est clair que les candidats à cette migration devront s'approprier ce processus particulièrement complexe qui ressemble plus à de la réécriture applicative qu'à de la migration.

  • IBM n'a pas tardé à répliquer à cette annonce. C'est Sean Fooley, VP IBM Cloud Collaboration (comprendre IBM peut répondre du tac au tac avec une offre de collaboration dans les nuages) qui s'y est collé dans Infoworld en rapellant la confiance des grandes entrepririses dans la sécurité et la fiabilité des solutions IBM et ses investissements dans le Cloud Computing.. Et de rappeller qu'avec LotusLive, un ensemble de services autour de la collaboration, IBM a également une solution dans les nuages qui ne craint pas la comparaison.

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mercredi 15 juillet 2009

Quand les Allemands consolident... SoftwareAG et IDS Sheer



Le feuilleton des consolidation continue.
SoftwareAG vient d'annoncer qu'il propose d'acquérir l'éditeur d'analyse et d'optimisation des processus IDS Sheer à 15€ l'action pour 487 millions d'euros .
C'est intéressant à plusieurs titres:
  • Pour SAG, c'est le complément naturel de WebMethods et son offre de Business Process Management avec un outil de modélisation (ARIS)
  • C'est aussi pour le moyen d'augmenter rapidement sa base client. IDS Sheer est utilisé par de nombreuses entreprises.
  • C'est une réponse à la menace des grands players concurrents de SAG et WebMethods. En particulier Oracle qui OEM ARIS dans Fusion Middleware.
  • C'est une consolidation sur le marché allemand. Un prochain mouvement entre SAP et SAG serait il à prévoir ? Cela renforcerait énormément l'offre de SAP surtout quand on sait que 70 à 80% des clients SAP utilisent ARIS.
  • Enfin, c'est également un bon coup face à IBM qui travaille beaucoup sur les comptes SAP Netweaver.

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lundi 22 juin 2009

Référentiel Général d'Interopérabilité


Après trois ans de tergiversations, la direction générale de la modernisation de l'état (DGME) vient de publier la nouvelle version du référentiel général d'interopérabilité (RGI), c'est à dire l'ensemble des normes et standards "qui favorisent l'interopérabilité au sein des systèmes d'informations de l'administration."
Ce document est intéressant non seulement pour les éditeurs et intégrateurs travaillant avec la sphère publique mais également pour tout architecte de système d'information d'une entreprise privée.
En effet le RGI positionne clairement la problématique d'interopérabilité du système d'information :
  • Il précise le périmètre d'interopérabilité. L'architecte remplacera le terme citoyen avec client, et l'autorité Administrative par Direction Métier




  • Il précise également les différents niveaux. Le niveau Politique de l'Administration correspond au niveau Stratégie d'une entreprise privée.


  • Enfin, il liste l'ensemble des normes et standards sémantiques, syntaxiques et techniques, c'est à dire la compréhension entre les acteurs qui échangent jusqu’à la mise en œuvre technique qui permet aux systèmes de communiquer entre eux. Cette liste peut servir de matériel de départ pour l'architecte
Le RGI capitalise sur les standards approuvés par les organismes de normalisation (OASIS, W3C, WS-I...). Il est dommage toutefois qu'il n'existe pas de chapitre spécifique dans le RGI sur sa gouvernance et en particulier sur sa révision (procédure, rôles, responsabilité, périodicité) afin de pouvoir prendre en compte l’évolution des technologies et, en particulier, les normes et standards en cours d’élaboration dans l’industrie.
Enfin, il ne tranche pas sur le sujet très controversé du standard d'échange de documents et choisit de ne pas choisir entre ODF (supporté par de nombreux produits dont OpenOffice/StarOffice, GoogleApps, les outils bureautiques d'IBM... et, imparfaitement, par Microsoft Office 2007 SR2) et OOXML (d'origine Microsoft et supporté par aucun logiciel actuellement commercialisé).
Du coup la polémique reprend, les partisants des logiciels libres accusant le gouvernement de "publie[r] un RGI pro-Microsoft" et Microsoft de répondre : OpenXML "ne nous appartient plus, il est entièrement géré par l'ISO".
Sans entrer dans la discussion sur les mérites respectifs de OpenDoc et OpenXML, le choix du standard doit être aligné avec les besoins « métiers » (i.e. conservation, présentation, échange de documents) et non sur des capacités techniques.
MàJ 22/6/9 : un avis critique sur le "Référentiel Général Inachevé"

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jeudi 14 mai 2009

Google Apps chez Valeo


30 000 collaborateurs (sur 51 000) du groupe Valeo répartis dans 193 entités dans 27 pays vont avoir accès à une plateforme de travail collaboratif et de communication basée sur Google Apps.
Les objectifs ce ce déploiement sont :
  • optimiser l’efficacité administrative
  • à améliorer la collaboration entre les entités
  • ... et réduire les couts d'infrastructure bureautique
Déploiement par étape de la solution avec le support de Capgemini,
  1. Dans un premier temps, le support au travail d'équipe
    • sites Google,
    • documents en ligne,
    • gestion de vidéos
    • messagerie instantanée, dont le chat vocal et vidéo,
  2. Ensuite amélioration de l'efficacité de l’entreprise
    • annuaire d’entreprise
    • outils de gestion automatique des procédures administratives.
  3. Enfin, efficacité personnelle
  • messagerie,
  • calendrier,
  • fonctions de recherche
  • solutions de traduction en ligne de Google
  • mobilité (accès aux applications depuis un ordinateur fixe ou portable ou un autre appareil mobile).

C'est d'abord un beau succès pour Google dont c'est un des plus grand déploiement d'entreprise





C'est la concrétisation de la validité du modèle SaaS et de l'informatique dans un nuage (Cloud computing) pour le monde de l'entreprise. Un grand groupe a considéré que ce modèle offrait plus de bénéfices (mise en place immédiate sans se soucier de l'infrastructure, couts réduits) que de risques (gouvernance, sécurité et contrôle des données et informations stockées au delà du firewall de l'entreprise).
Les optimistes y verront les signes d'une révolution en marche "vers le nuage" comme l'apparition du PC dans les années 80, les pessimistes répliqueront que les offres actuelles de services "dans le nuage" ne sont pas optimisées financièrement pour les grandes entreprises, d'autres, enfin, préconisent un modèle mixte cloud privé et public.

Enfin, c'est clairement le signe d'une transformation du panorama informatique ou des chasses gardées des acteurs historiques sont fortement malmenées par des nouveaux entrants. A ce sujet, il est intéressant de (re)lire la réponse "officielle" de Microsoft lors de l'annonce de l'accord Google-Capgemini. et sa liste des 10 questions que les entreprises migrant sur Google Apps devraient se poser.

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mercredi 29 avril 2009

Quand le soleil disparait....


Quelques réflexions après l'acquisition de SUN par Oracle





1) La consolidation des acteurs de l'informatique continue. On va assister à une recomposition du paysage. Comment va se positionner Microsoft face à ce nouvel acteur global? Comment va évoluer le partenariat historique entre HP et Oracle ?


2) SAP est de plus en plus cerné par son principal concurrent du monde des applications. Peut'il rester indépendant ou doit t'il faire une alliance avec un autre acteur global : IBM, HP ou Microsoft ?


3) Avec une offre couvrant le matériel, le stockage, le système d'exploitation, le middleware et l'applicatif, Oracle peut maintenant prétendre à une compétition équilibrée avec IBM et HP. La prochaine acquisition d'Oracle devrait être un grand intégrateur (CSC, Cap ?) pour compléter sa proposition de valeur avec une offre de service.


4) Oracle, vendeur de logiciels, ajoute à son portefeuille du matériel avec une offre en perte de vitesse depuis plusieurs années. Saura t'il redresser la barre et rendre cette division profitable ou laissera t'il cette activité en mode maintenance?


5) Java et Solaris sont les deux principales raisons pour lesquelles Oracle rachète Sun. Il va être intéressant de voir l'avenir de Java. Comment vont évoluer les relations entre les géants "commerciaux", IBM (voir le commentaire de Steve Mills à ce sujet) et dans une moindre mesure SAP qui ont lourdement investi dans cette technologie open source et le nouveau "propriétaire". Oracle va t'il tenter de gagner de l'argent avec Java ? Pragmatique, Oracle va analyser le portefeuille des technologies Java sur l'angle marché plutôt que des standards. Il reste qu'il va falloir surveiller les annonces d'Oracle en la matière dans les prochains mois.


6) L'avenir de MySQL me semble un peu sombre. Bien sur, Oracle va annoncer qu'il continue de supporter et développer MySQL. Mais comment va t'il le positionner par rapport à son offre commerciale ? Il est vraisemblable qu'il positionne MySQL en tant qu'entrée de gamme et développement, l'offre commerciale sera positionnée vers la production,le "mission critical", etc.


7) Oracle devient aujourd'hui autonome pour proposer des appliances maison. Après avoir mis sur le marché le serveur Exadata, une combinaison de logiciel de stockage Oracle et d'un serveur HP, l'éditeur va pouvoir continuer sur cette voie en proposant des appliances spécialisées stockage, java ou réseau avec du logiciel et matériels Oracle .

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mercredi 18 mars 2009

Quand le soleil disparaitra...


Le web fait un grand écho sur la possible acquisition de SUN Microsystem par IBM
Cela ne ferait que poursuivre la grande tendance de la consolidation de l'informatique entre pôles commerciaux et libre. Sun, navigant entre les deux, n'avait plus tout à fait sa place. .
Il existe 5 grands écosystèmes "commerciaux" qui proposent l'ensemble de la panoplie informatique (matériel, système d'exploitation, base de données, middleware, applications, expertise métiers) :
  • IBM
  • Oracle
  • Microsoft
  • SAP
  • et HP (avec certes quelques trous dans l'offre)
et un écosystème "libre"en formation qui se fédére autour de linux avec de nombreux acteurs certain plus fédérateurs que d'autres (rdv au Salon Solutions Linux et Open Source).

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jeudi 14 février 2008

IBM et les Réseaux sociaux

Comme je l'ai annoncé en début d'année 2008, JEMM research fait un gros travail sur le Web 2.0 et les Réseaux Sociaux et ses apports pour les entreprises.
Actuellement, JEMM research fait la tournée des principaux éditeurs pour comprendre leur offres en matière de réseaux sociaux.
D'où la série de posts sur les offres des différents acteurs (nom des produits et descriptions).

Dans la série des outils Web 2.0 et Réseaux Sociaux, je demande la famille IBM.
Annoncés à Lotusphere 2008, une série de produits orientés Web 2.0 et Enterprise 2.0 :
  • des nouvelles versions de produits : Lotus Connections 2.0, Lotus Quickr 8.1, Lotus Notes 8.0.1, WebSphere Portal 6.1
  • des nouveaux produits : Lotus Mashups, Lotus Protector, Projet Atlantic avec SAP, …
  • des offres spécifiques pour les PME-PMI avec Lotus Foundations et le projet Bluehouse.
Voici un petit descriptif des produits :
IBM Lotus Connections comprend cinq composants intégrés (Profils, Communautés, Blogs, Signets, Activités) accessibles via un navigateur ou par e-mail, une messagerie instantanée et un logiciel de portail. La version 2 offrira une page d’accueil évoluée supportant les Widgets et permettant ainsi à chacun d’agréger ou de filtrer les services ou contenus sociaux qu’il désire. (disponibilité mi 2008)
Lotus Quickr est un logiciel de travail collaboratif qui vous permet d'accéder aux personnes, aux informations et aux éléments de projet dont vous avez besoin, et d'interagir avec eux. Lotus QuickR offre des bibliothèques de contenu, les forums de discussion d'équipe, les blogs pour faciliter les communications, les wikis qui permettent de créer et d'éditer du contenu et des connecteurs. QuickR dispose de modèles d'espaces d'équipe préconfigurés pour une mise en route rapide et supporte les fils RSS/ATOM. Lotus Quickr 8.1 ajoute une intégration à IBM Filenet et IBM Content Manager pour fournir un front end Web 2.0 aux projets ECM. (disponibilité Mars 2008)
Lotus Mashup est un environnement permettant d’assembler rapidement des applications Web provenant de l’Entreprise ou directement d’Internet. Les spécialistes fonctionnels peuvent intégrer et créer de nouvelles applications Web adressant leurs besoins métiers immédiats.Lotus Mashups intégre un outil graphique pour la conception, un catalogue pour le partage des composants ainsi que de nombreux widgets. (disponibilité prévue mi 2008)
Dédié aux PME-PMI, Lotus Foundations est une famille de serveurs collaboratifs préconfigurés ne nécessitant qu’une expertise technique minimale pour sa gestion.La première version livrée mi 2008 sera Lotus Foundations for Collaboration qui proposera un ensemble intégré de messagerie, plate-forme collaborative, gestion de fichiers, annuaire, firewall, système de sauvegarde et de restauration ainsi qu’une suite bureautique.(disponibilité prévue mi 2008)
Nouvelle solution complémentaire à Lotus Notes/Domino, celle-ci apporte une réponse en terme de sécurité et de protection des assets de messagerie. Intégrant la solution IBM Proventia Network Mail Security System, Lotus Protector sera progressivement étendu pour s’intégrer à l’ensemble de l’offre Lotus (disponibilité annoncée pour 2008)
Disponible aujourd'hui en béta, cette solution dédiée aux PME-PMI propose des services collaboratifs sous une approche Software as a Service. Des services de réseaux sociaux, de messagerie instantanée, de partage de documents, de conférence Web, … sont hébergés et proposés aux PME, PMI ayant entre 5 à 500 utilisateurs. (disponibilité annoncée pour 2008)
“Atlantic” est un projet commun mené par les équipes IBM Lotus et SAP dont l’objectif est de fournir une forte intégration entre le client Lotus Notes et SAP. A travers un environnement de travail unifié, Lotus Notes, les utilisateurs pourront accéder à des services intégrés Lotus SAP en particulier autour des workflows, de l’analyse et du reporting.(disponibilité annoncée pour 2008)
Le logiciel IBM Lotus Domino offre des fonctions collaboratives et de messagerie sécurisé. Il offre également une plateforme d'applications métier. Lotus Notes, client intégré de IBM Lotus Domino, regroupe les fonctions d'e-mail, d'agenda et de planification. La version 8.0.1 intègre des technologies Web 2.0, un espace pour intégrer des Widgets ou des Google Gadgets. Elle intègre aussi une version allégée de domino Web Access pour les utilisateurs disposant d’une faible bande passant. Lotus Notes Traveller permet un support des terminaux mobiles (disponibilité Février 2008)
Lotus SYmphony est une suite bureautique complète gratuite à usage professionnel ou personnel. La béta 3 avait ajouté le support de 23 langues. La béta 4 ajoute un modèle de programmation supportant éclipse et le Lotus script pour permettre à des développeurs d’intégrer directement des plug-ins de Lotus Symphony dans leurs développements applicatifs.(disponibilité Février 2008)
Les solutions de Communications et de Collaboration Unifiée s’étoffent avec cette nouvelle offre qui va simplifier l’intégration à des backs-ends téléphoniques hétérogènes. Cette solution intègrera le présentiel téléphonique, l’alerte sur les messages entrants, ainsi qu’un Softphone pour téléphoner directement de Lotus Sametime. Cette version sera déjà pré intégrée pour les systèmes téléphoniques Avaya, Alcatel-Lucent, Cisco, Nortel, Polycom, Radvision, Siemens, Tandberg…(disponibilité annoncée pour 2008)
WebSphere Portal est une solution de portail d'entreprise. La nouvelle version intègrera une interface encore plus intuitive, le support des technologies Web 2.0 et une forte évolution du gestionnaire de site. (disponibilité mi 2008)

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lundi 12 novembre 2007

Ou sont les éditeurs de BI?

Après Hyperion (Oracle, $3.3milliards), Business Objects (SAP, $6.8 milliards), voici Cognos qui est racheté par IBM pour $5 milliards.
Cognos est un éditeur spécialisé dans les outils de Business Intelligence, performances management et les applications analytiques. ($1milliard CA, 25 000 clients dont 80% Fortune 1000 - 4 000 employés)
L'offre Cognos (BI et BPerfM) complètera l'offre d'IBM (services, intégration et MDM, serveurs et stockage)

Quelques commentaires
  • Après les rachats de solutions BI et BPerfM par Oracle et SAP pour compléter leurs stacks infrastructure et applicatifs, IBM ramasse le dernier vendeur important. Qui a dit qu'IBM n'était pas dans l'applicatif?
  • La standardisation et l'intégration des briques d'infrastructures entrainent une disparition des marchés spécifiques. Après la consolidation du marché du portail, nous assistons à la fin du marché du BI en tant que tel. Ces solutions sont aujourd'hui intégrés dans une offre plus globale.
  • La phase de consolidation est toujours en cours autour des 5 grands écosystèmes (IBM, Microsoft, Oracle, SAP, HP). Les éditeurs spécialistes (best-of-breed) (SAS, IBI, Microstrategy dans le monde du BI, BEA et Tibco pour le middleware, Informatica pour les outils ETL, ...) n'ont d'avenir qu'en devenant un satellite d'un écosystème ou en étant absorbé. Cela simplifie le choix des clients mais n'offre pas une grande diversité.
  • Tous ces éditeurs rachetés ont une offre ouverte et multi plate-forme. Et IBM, comme Oracle et SAP, jure qu'il continuera à supporter cette ouverture. Les utilisateurs qui ont des logiciels en provenance de différents écosystèmes doivent vraiment évaluer le cout d'une consolidation sur un seul environnement.

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lundi 22 octobre 2007

Rumeurs, Rumeurs

Après WebMethods racheté par Software AG, BEA sujet à une OPA hostile de la part d'Oracle, c'est au tour de Tibco d'être au centre des rumeurs.
Son CEO, Vivek Ranadive, a déclaré vendredi qu'il fera "ce qu'il faut pour l'intérêt des actionnaires s'il recevait une offre d'achat." Tibco "est une société très attrayante" .
Vivek n'a pas confirmé si il y avait des acheteurs potentiels ou si des discussions étaient en cours. Après cette déclaration, le prix de l'action a augmenté de 5%.

Quelques commentaires
  • Dans ce marché en forte consolidation, il semble inéluctable que Tibco ne peut garder son indépendance et va se rapprocher d'un écosystème
  • Ici encore, IBM et HP seraient les sociétés les plus à même d'exploiter les actifs de Tibco. Des analystes ajoutent Sun Microsystems ou EMC.

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vendredi 12 octobre 2007

Consolidation, ca s'accélère : Oracle lance une offre sur BEA

Oracle a fait une offre publique d'achat non sollicitée de BEA à hauteur de $6.7 milliards.
C'est la plus grande acquisition d'Oracle après celle de PeopleSoft en 2004 ($10.3 milliards).
Sur le site d'Oracle, Charles Philips a déclaré que cette proposition est "la conclusion de discussion avec le management de BEA ces dernières années". Les produits de BEA permettrait à Oracle d'accélérer son leadership dans le middleware, au détriment de ses concurrents
Cela confirme notre les rumeurs que nous évoquions récemment.

Quelques commentaires/questions
  • C'est la consolidation dans le marché du SOA pour les grandes entreprises.
  • Pour réussir, Oracle semble encore une fois avoir mis le prix dans son offre. Des analystes financiers semblent surpris du niveau de l'offre (+25% par rapport au prix de clôture de la dollars par action vendredi), d'autres l'estiment trop basse. Mais rien n'est joué : l’action s’échangeait déjà à 18 dollars deux heures plus tard.
  • Quelle va être la réaction de IBM, SAP et HP ?
  • IBM Software peut-il laisser son principal concurrent venir le menacer sur son principal marché du middleware?
  • HP, dont les discussions avec BEA durent depuis le début de l'année, va t'il laisser passer l'opportunité de venir concurrencer IBM en frontal?
  • SAP déjà accaparé par son OPA sur BO doit-il rester sans réaction sur cette acquisition car beaucoup de ses clients utilisent le serveur de BEA?
  • En cas de succès, la rationalisation des offres et l'intégration des lignes de produits équivalentes voire redondantes (WebLogic/AquaLogic et Fusion, Portail, Registry/repository) risquent de déstabiliser les clients actuels
  • Cela libère de la place pour les concurrents directs de BEA, tel que Tibco, Software AG ou RedHat/JBOSS

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mercredi 19 septembre 2007

Ne touche pas à ma bureautique !!!

... doit se dire Microsoft ces jours ci.
Petit rappel, avec ses 500 millions d'utilisateurs, MS Office génère environ $10 milliards sur les $40+milliards de chiffre d'affaire de Microsoft. La companie a annoncé avoir vendu dans son année fiscale 2006-2007, 70 millions de copies de MS Office, toutes versions confondues.
Il y a de quoi faire des jaloux. D'où une série d'annonces des grands éditeurs de suite bureautique avec traitement de texte, de présentation et tableur.
  • Du coté des applications sur le poste de travail, IBM annonce Lotus Symphony en téléchargement gratuit. Cette suite bureautique, dont l'ancêtre (un désastre commercial!) date de 1983, est disponible pour Windows et Linux et, dans le futur, pour Mac. Elle utilise le format OpenDocument (ODF) et peut lire ou exporter les formats MS Office (hors OOXML, c'est à dire Office 2007) et PDF.
  • Du coté des applications Web, Google, après son accord avec CapGemini, a mis à disposition de ses utilisateurs son outil de présentation. De plus Google serait en train de préparer une version offline de Gmail. dans la suite logique de ses efforts déployés autour de Google Gears, un plug-in Open Source pour navigateur permettant de rendre les applications en ligne exploitables hors ligne, déjà utilisé pour Google Reader. Et le moteur der echerche offre StarOffice en téléchargement gratuit dans son Google pack
  • Enfin Yahoo, qui tente d'exister dans le domaine des outils de messageries et de collaboration pour les entreprises, vient de racheter Zimbra, l'éditeur Open Source d'une suite de messagerie et de collaboration
Au delà des choix supplémentaires pour les entreprises, on peut faire quelques commentaires sur ces annonces :
  1. Fort de sa part de marché dans les entreprises, Microsoft peut proposer à ses clients des produits intégrés de productivité (MSOffice), de collaboration ( Information Worker (UCC, ECM, BI) et les applications d'entreprises (Duet de SAP par exemple).
  2. Les solutions "gratuites" et sur le Web offrent souplesse et couts réduits et requièrent une infrastructure de mise en œuvre limitée (un navigateur)
  3. La sécurité, la confidentialité, la conservation des documents sont des critères différentiant de ces offres mais critiques pour les entreprises.
  4. Formation des utilisateurs et support sont d'autres critères de différence
  5. Le type d'utilisation peut être un bon critère de choix : des outils complets installés sur le poste de travail pour une utilisation "interne", des outils plus rudimentaires et des fichiers sur le web pour un travail collaboratif avec les partenaires
  6. Dans la bataille de format de document avec Microsoft, IBM sécurise le standard ODF en livrant un produit qui l'utilise.

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vendredi 31 août 2007

La globalisation à l'oeuvre

Quelques nouvelles intéressantes (contradictoires ?) aujourd'hui

D'un coté, SAP investit massivement en Inde ($ 1 Milliard jusqu'à 2010) pour y créer un hub stratégique et agrandir ses centre de services et de support de New Delhi et Bangalore. Pour SAP, l'Iinde est devenue le deuxième centre de R&D et support après celui de Waldorf en Allemagne. Et l'Inde est un marché prioritaire pour SAP
De plus, Wipro, la société de services indienne, devient un partenaire global de SAP et établira un centre de solutions à Bangalore pour démontrer les avantages et bonnes pratiques autour du modèle SOA de SAP : Enterprise-SOA.

De l'autre, Steve Mills fête les 40 ans du lab de développement de Toronto au Canada et précise : Réaliser un travail de forte valeur ajoutée requiert des compétences et des années d'expérience. Le coût d'une mauvaise conception est bien plus élevé que les éconnomies que nous pourrions faire en déménageant dans une autre partie du monde.
Mais il aurait pu ajouter que, comme pour SAP, IBM India est la plus grosse filiale d'IBM hors les USA.

Et pour finir la boucle, Wipro annonce l'ouverture d'un centre de développement..... à Atlanta aux Etats Unis.

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