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Le Blog de JEMM Research

vendredi 19 septembre 2008

SOA, UCC, Web 2.0 : Les nouveaux enjeux de votre entreprise

Je suis en train de préparer une présentation pour le Forum SOA sur le thème SOA, UCC, Web 2.0 les nouveaux enjeux de l'entreprise de service .

Aujourd'hui, les applications composites développés avec sur une infrastructure de services SOA doivent être complétés avec les services de communication et collaboration (les solutions unified communication and collaboration) et les services du Web 2.0 et des réseaux sociaux. Ces trois domaines technologies convergent et l’intégration des fonctions de communication et de collaboration directement dans les applications composites, offre un support aux collaborateurs dans toutes les facettes de son travail quotidien : du travail sur les processus formels aux interactions libres, des collaborations structurés aux échanges informels, du traitement des données qualifiées de l’entreprise à la découverte d’informations disponibles sur Internet.
Basées sur des technologies communes (XML, Web Services, TCP/IP), ces nouvelles "technologies" augmentent le champs d'action de la DSI.
  • La technologie s'efface derrière les métiers. Le matériel disparait avec la virtualisation et le cloud computing, le logiciel et en particulier le middleware disparait avec les SOA, et les applications traditionnelles s'effacent avec de nouveaux modèles (SaaS, ESOA, Fusion...)
  • Les ressources informatiques deviennent illimités. Des plateformes additionnelles viennent complémenter le traditionnel Data Center (Amazon, eBay, Youtube) . Des composants applicatifs peuvent être ajoutés aux applications traditionnelles ou sur le portail (AppExchange, Yahoo Galery, Google Gadget...)
  • Les ressources deviennent disponibles partout (support des mobiles) et tout le temps, c'est à dire même pas connecté sur le réseau (RIA, Google Gears)
De plus, ces "nouvelles applications" offrent à l'utilisateur l'ensemble des services dans son contexte de travail, quelque soit le média utilisé et le terminal.
Cela permet de faire tomber un certain nombre de barrières :
  • Celle de la compétence technologique avec des outils simples de personnalisation (à la Netvibes) et de composition (Widgets) permettent à l'utilisateur non-informaticien de créer ses propres applications.
  • la barrière géographique en rendant les échanges avec les autres possibles ou qu'ils soient et tout le temps (Présentiel, Online Conference, Messagerie Instantanée, Wikis,...).
  • la barrière organisationnelle en cassant les limites de l'entreprise pour y ajouter les partenaires, les fournisseurs et les clients (L'intégration des processus est obtenue par SOA, celle des échanges par les réseaux sociaux)

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lundi 21 juillet 2008

Le collaborateur : utilisateur et acteur d’innovation

L'innovation du collaborateur est supportée par les approches et architectures orientées services d'une part, et par ces nouvelles technologies sociales d'autre part. D'une manière schématique, on peut distinguer les deux rôles du collaborateur : utilisateur d'innovation et acteur d'innovation
  • Le collaborateur-utilisateur d'innovation est le professionnel efficacequi utilise les moyens flexibles et adaptés d'exécution de processus dynamiques, de collaboration avec l'ensemble des participants du domaine et de gestion de l'information. Les applications composites, basées surles architectures orientées services, facilitent son travail. Elles le guident dans la partie formelle et structurée de son activité dans le cadre de l'entreprise, elles le supportent dans l'exécution des processus, elles facilitent sa collaboration avec tous les participants de l'entité, elles lui apportent et présentent les informations nécessaires à la compréhension de son environnement. C'est la démarche top-down du travail, guidée par l'entreprise. Le rôle et la responsabilité du collaborateur sont définis par le manager.
  • Par contre, dans une démarche bottom-up, le collaborateur-acteur d'innovation agit dans un environnement qui n'est pas structuré par l'entreprise, mais au contraire adapté à ses besoins propres et présentés selon sa logique. Au-delà de ses tâches formalisées,
    qualifiées et structurées, le collaborateur peut ainsi agir de manière beaucoup plus libre, inventer et valider des nouveaux modes opératoires, tester de nouvelles collaborations, connaître les spécialistes qui peuvent l'aider dans l'exécution de ses tâches, et découvrir ou
    manipuler de l'information en provenance de sources diverses. C'est le nouvel écosystème du collaborateur et de sa communauté. Les nouvelles technologies collaboratives supportent cette dimension du collaborateur-acteur d'innovation. Blogs, wikis, tags, annuaire d'expertise, messagerie instantanée sont autant de moyens qui permettent d'accompagner le collaborateur dans sa recherche d'innovation et de collaboration avec les personnes qui sont au-delà de son cercle direct de relations professionnelles.

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lundi 23 juin 2008

Les réseaux sociaux dans les entreprises françaises

L'étude de JEMM research sur le Web 2.0 : les réseaux sociaux dans les entreprises françaises a été publiée (Le blog de l'étude ).

L'étude révèle que :
  • Le modèle social est analysé au travers du filtre d'un usage à des fins personnelles. Le panel évalue mal l'usage professionnel que l'on peut en faire.
  • Le département des Ressources Humaines a une connaissance très limité de ces nouveaux modes communautaires et collaboratifs.
  • Pour le panel, les réseaux sociaux sont d'abord à mettre en oeuvre vers les partenaires et les clients avant l'interne.
  • Les bénéfices du Web 2.0 et des réseaux sociaux sont reconnus par la grande majorité des personnes interrogées, ce n'est ni une distraction pour eux ni un gadget de la DSI.
Un retour sur le Monde informatique

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mercredi 18 juin 2008

Etude Web 2.0 les réseaux sociaux dans les entreprises françaises.

Commandée par IBM France, nous avons réalisée une étude Web 2.0 et les réseaux sociaux dans les entreprises françaises. 80 interviews en février et mars 2008, complétés par des entretiens en face à face avec des collaborateurs appartenant à tout type d'entreprise (des PME aux grands groupes).
Les enseignements :
  • les concepts du Web 2.0 et des réseaux sociaux sont connus grâce à la visibilité de l’Internet grand public. Le monde des entreprises commence à s’y intéresser et à étudier comment capitaliser sur ces nouveaux modes communautaires et collaboratifs.
  • Dans un usage professionnel, les outils collaboratifs (email, messagerie instantané, fichiers partagés) sont aujourd'hui indispensable. Les outils communautaires le deviendront dans les deux ans.
  • La règle de 90% passifs, 9% sparadiques, 1% actifs dans les communautés est confirmé par l'étude.
  • Chronophages, sujets à caution, les blogs et les wikis ne sont pas considérés comme indispensables.
  • Les outils évolués du Web 2.0 (partage de liens, flux RSS, ...) ne sont connus que par une minorité
  • Le gap technologique est confirmé. Les plus jeunes collaborateurs, ceux qui travaillent avec le clients, dans les grandes entreprises utilisent plus ce genre d'outils.
  • Le département RH ne s'implique pas dans ce mouvement
  • Ce mouvement induit un important changement dans les organisations qui doit être accompagné.
  • Il existe une forte attente pour ces nouveaux modèles. Ce n'est pas une distraction, ni un gadget.

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mardi 25 mars 2008

Réseaux sociaux et Internet Grand Public : l'exemple de la Corée

Je viens d'écrire un livre blanc, commandité par IBM, intitulé
"Les nouveaux enjeux de l'Entreprise 2.0 - Communication et collaboration sans frontières".
Ce livre blanc explicite les différents outils de communication et de collaboration dans l'entreprise, depuis le téléphone, le mobile, le smartphone, en passant par la messagerie instantanée, le présentiel, jusqu'aux espaces de travail collaboratifs et les outils de réseaux sociaux.
Avec l'aide d'exemples, il démontre comment l'innovation dans ces domaines vient du marché Grand Public. C'est là que les entreprises doivent aujourd'hui trouver la source d'inspiration de leur stratégie de communication et collaboration pour répondre aux multiples défis qui lui font face.

En matière de téléphonie mobile, le Japon est un bon exemple.
Voici un autre exemple en matière d'Internet et des réseaux sociaux : la Corée du Sud.:
  • 14.3 million de foyers coréens (sur 15.9) sont connectés à Internet via un réseau Haut débit en fibre optique ( chiffres de mai 07).
  • 65% de personnes de plus de 15 ans (soit 26.3 millions) utilisent Internet plus de 17 jours , avec une durée moyenne de 31 heures par mois (source comScore)
Les coréens sont les rois des réseaux sociaux :
  • Plus de la moitié des internautes coréens ont visité un site de réseaux social dans le mois
  • Cyworld (le Facebook coréen) a plus de 20 millions d'utilisateurs (C'est à comparer aux 66 millions d'utilisateurs de Facebook dans le monde)
  • 90% des jeunes adultes ont un compte Cyworld
  • Cyworld permet d'uploader des videos prises avec un mobile. Il y aurait plus de videos dans Cyworld que dans Youtube
  • Naver, c'est le "Google + Wikipedia+Yahoo Answer" coréen avec 60 millions de questions.
  • OhMyNews, c'est le journal gratuit écrit par plus de 50 000 citoyens-journalistes (à la Agoravox)
  • 43% des coréens lisent au moins un blog par semaine
Le Web 2.0 en Corée est la généralisation du "self-branding" : la pub personnelle qui permet d'archiver sa vie personnelle, d'exhiber ses gouts et de développer ses propres théories. C'est aussi l'émergence de l'intimité virtuelle en temps réel au travers de communications temps réel, synchrone et asynchrone (avec la notion de communication "presque" synchrone (utilisation de moyens asynchrone pour faire de la communication synchrone))

Deux liens sur le sujet:
http://comm215.wetpaint.com/page/South+Korea?t=anon
http://www.liftconference.com/tags/korea

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jeudi 7 février 2008

Web 2.0 et les réseaux sociaux

JEMM research lance une grande enquête sur le Web 2.0 et les réseaux sociaux dans les entreprises. J'y reviendrai dans les semaines qui suivent.

Le Web 2.0 et les réseaux sociaux ont montré leur puissance dans le monde des applications grand public. La tentative de rachat de Yahoo par Micosoft en est une bonne preuve ( de $44M!).

Pourtant, on peut se poser la question :"Quel est l'intérêt, pour une entreprise, de disposer de mettre en oeuvre des outils Web 2.0 réseaux sociaux ? "

Les outils Web 2.0 permettent de supporter la partie non formelle du travail des collaborateurs. Les systèmes et applications actuels gèrent les processus formels de l'entreprise, utilisent les données et informations qualifiés par l'organisation et structure les interactionsentre les collaborateurs.

Le Web 2.0, c'est la « machine à café informatique » de l'entreprise. C'est un endroit virtuel ou l'on vient se rencontrer, chercher de l'aide et découvrir des experts hors du cercle des collègues proches, discuter et partager des informations nouvelles avec une communauté qui partage
les même centres d'intérêt, collaborer et partager des expériences et bonnes pratiques avec d'autres sur un modèle non établi. C'est pour l'entreprise la mise en œuvre plus facile du concept de Gestion des Connaissances des années 2000.

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lundi 28 janvier 2008

Une entreprise doit-elle se lancer maintenant dans un projet de web collaboratif ?

Absolument. L’entreprise doit étudier dès maintenant comment exploiter le web collaboratif. Pour deux raisons : d’abord si rien n’est fait au niveau de l’entreprise, les collaborateurs et spécialement les plus jeunes, utiliseront les outils grand public (blogs, wikis, messageries instantanés, etc.) disponibles gratuitement. Avec les risques de confidentialité et pertes de contrôle que cela implique.

Mais surtout, c’est un moyen fantastique de collaboration directe avec l’écosystème : les employés, les partenaires, les fournisseurs et les clients.

Par contre, il est clair que ce projet doit être avant tout un projet d’organisation avant d’être un projet technologique. C’est pourquoi l’investissement doit être raisonnable car le déploiement de telles technologies reste expérimental et tactique.

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mercredi 19 septembre 2007

Ne touche pas à ma bureautique !!!

... doit se dire Microsoft ces jours ci.
Petit rappel, avec ses 500 millions d'utilisateurs, MS Office génère environ $10 milliards sur les $40+milliards de chiffre d'affaire de Microsoft. La companie a annoncé avoir vendu dans son année fiscale 2006-2007, 70 millions de copies de MS Office, toutes versions confondues.
Il y a de quoi faire des jaloux. D'où une série d'annonces des grands éditeurs de suite bureautique avec traitement de texte, de présentation et tableur.
  • Du coté des applications sur le poste de travail, IBM annonce Lotus Symphony en téléchargement gratuit. Cette suite bureautique, dont l'ancêtre (un désastre commercial!) date de 1983, est disponible pour Windows et Linux et, dans le futur, pour Mac. Elle utilise le format OpenDocument (ODF) et peut lire ou exporter les formats MS Office (hors OOXML, c'est à dire Office 2007) et PDF.
  • Du coté des applications Web, Google, après son accord avec CapGemini, a mis à disposition de ses utilisateurs son outil de présentation. De plus Google serait en train de préparer une version offline de Gmail. dans la suite logique de ses efforts déployés autour de Google Gears, un plug-in Open Source pour navigateur permettant de rendre les applications en ligne exploitables hors ligne, déjà utilisé pour Google Reader. Et le moteur der echerche offre StarOffice en téléchargement gratuit dans son Google pack
  • Enfin Yahoo, qui tente d'exister dans le domaine des outils de messageries et de collaboration pour les entreprises, vient de racheter Zimbra, l'éditeur Open Source d'une suite de messagerie et de collaboration
Au delà des choix supplémentaires pour les entreprises, on peut faire quelques commentaires sur ces annonces :
  1. Fort de sa part de marché dans les entreprises, Microsoft peut proposer à ses clients des produits intégrés de productivité (MSOffice), de collaboration ( Information Worker (UCC, ECM, BI) et les applications d'entreprises (Duet de SAP par exemple).
  2. Les solutions "gratuites" et sur le Web offrent souplesse et couts réduits et requièrent une infrastructure de mise en œuvre limitée (un navigateur)
  3. La sécurité, la confidentialité, la conservation des documents sont des critères différentiant de ces offres mais critiques pour les entreprises.
  4. Formation des utilisateurs et support sont d'autres critères de différence
  5. Le type d'utilisation peut être un bon critère de choix : des outils complets installés sur le poste de travail pour une utilisation "interne", des outils plus rudimentaires et des fichiers sur le web pour un travail collaboratif avec les partenaires
  6. Dans la bataille de format de document avec Microsoft, IBM sécurise le standard ODF en livrant un produit qui l'utilise.

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jeudi 13 septembre 2007

Google et Capgemini

Capgemini a signé un accord pour fournir à ses client Google Apps Premier Edition, la suite bureautique de Google pour les entreprises. Cette suite inclut includes Docs & Spreadsheets, Gmail, Google Calendar, Google Talk and Start Page. Les termes financiers de l'accord n'ont pas été divulgués.
  • C'est un succès important pour Google qui crédibilise ainsi son offre Entreprise.
  • Après le refus d'approbation de OpenXML en tant que standard ISO, c'est un nouveau coup de semonce sur le domaine de prédilection pour Microsoft qui garde toutefois encore une marge confortable. MS Office a représenté près de 30% du chiffre d'affaire de $44 milliards en 2006
  • C'est un signe tangible d'intérêt du modèle SaaS ( nos confères du Gartner prévoit une croissance de 25% de ce marché jusqu'en 2010)

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