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Le Blog de JEMM Research

lundi 28 juillet 2008

Ilog et IBM

Aujourd'hui, IBM a annoncé qu'il projette d'acquérir ILOG l'éditeur français de logiciels.
Le projet d'accord prévoit un rachat pour un montant de 215 millions d'euros, soit une prime de 37% par rapport au dernier cours de clôture.
Fondée en 1987, par deux chercheurs de l'INRIA, ILOG propose des "systèmes de gestion de règles métier" (BRMS), une technologie d'automatisation et de partage d’un ensemble de règles pour toutes les applications de l'entreprise. ILOG fournit également des composants logiciels d'"optimisation" (plannings par exemple) et de "visualisation" (graphiques), domaines dans lesquels elle revendique la place de numéro un mondial.
Quelques commentaires :
  • Pour IBM, cette acquisition constituera une belle opération en renforcant son offre BPM et SOA, autour de WebSphere.
  • Pour ILOG, l'alliance avec un de ses plus gros partenaire historique permettra d'accélérer la pénétration de ses solutions. A titre indicatif ILOG (850 employés) est présent dans 30 pays là ou IBM (356 000 employés) est présent dans 170 pays.
  • C'est également la reconnaissance qu'aujourd'hui la SOA inclue naturellement la gestion des processus métier (BPM) et, donc, de leur règles (BRM).
Enfin, c'est également le constat que l'industrie du logiciel français excelle mais ne peut survivre toute seule. Rappelons nous : "2007, année de la consolidation ... Jamais l’industrie du logiciel Français n’avait connu telle consolidation. 7 éditeurs parmi les 50 premiers (dont le n°2
Business Objects) avaient été rachetés par des sociétés étrangères". A quand le tour pour Dassault System, Axway ?

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lundi 21 juillet 2008

Le collaborateur : utilisateur et acteur d’innovation

L'innovation du collaborateur est supportée par les approches et architectures orientées services d'une part, et par ces nouvelles technologies sociales d'autre part. D'une manière schématique, on peut distinguer les deux rôles du collaborateur : utilisateur d'innovation et acteur d'innovation
  • Le collaborateur-utilisateur d'innovation est le professionnel efficacequi utilise les moyens flexibles et adaptés d'exécution de processus dynamiques, de collaboration avec l'ensemble des participants du domaine et de gestion de l'information. Les applications composites, basées surles architectures orientées services, facilitent son travail. Elles le guident dans la partie formelle et structurée de son activité dans le cadre de l'entreprise, elles le supportent dans l'exécution des processus, elles facilitent sa collaboration avec tous les participants de l'entité, elles lui apportent et présentent les informations nécessaires à la compréhension de son environnement. C'est la démarche top-down du travail, guidée par l'entreprise. Le rôle et la responsabilité du collaborateur sont définis par le manager.
  • Par contre, dans une démarche bottom-up, le collaborateur-acteur d'innovation agit dans un environnement qui n'est pas structuré par l'entreprise, mais au contraire adapté à ses besoins propres et présentés selon sa logique. Au-delà de ses tâches formalisées,
    qualifiées et structurées, le collaborateur peut ainsi agir de manière beaucoup plus libre, inventer et valider des nouveaux modes opératoires, tester de nouvelles collaborations, connaître les spécialistes qui peuvent l'aider dans l'exécution de ses tâches, et découvrir ou
    manipuler de l'information en provenance de sources diverses. C'est le nouvel écosystème du collaborateur et de sa communauté. Les nouvelles technologies collaboratives supportent cette dimension du collaborateur-acteur d'innovation. Blogs, wikis, tags, annuaire d'expertise, messagerie instantanée sont autant de moyens qui permettent d'accompagner le collaborateur dans sa recherche d'innovation et de collaboration avec les personnes qui sont au-delà de son cercle direct de relations professionnelles.

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jeudi 26 juin 2008

Consolidation, consolidation

Encore une nouvelle qui conforte les trois tendances du monde SOA... Progress Software va racheter Iona Technologies.
  • La consolidation est en marche. Plus médiatisé chez les grands acteurs (Oracle et BEA, IBM et Cognos, SAP et B.O,...) elle touche aussi les acteurs de "niches" spécialisés sur un des aspects de l'infrastructure (ici un spécialiste du bus rachète un expert d'infrastructure applicative basée sur Corba).
  • La banalisation de middleware est inéluctable. Pour survivre, les acteurs doivent atteindre une taille critique (On se rappelle Software AG et WebMethods), offrir une palette complète ou une expertise spécialisée (le bus de message) et une couverture mondiale (ici c'est un acteur américain qui rachète un acteur européen)
  • La standardisation est obligatoire. La technologie d'intégration Corba est peut-être performante mais reste limitée aux environnements....Corba, là ou les standards (XML, Web Services, REST..) n'imposent qu'une syntaxe et un sémantique commune aux messages échangés.

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lundi 23 juin 2008

Les réseaux sociaux dans les entreprises françaises

L'étude de JEMM research sur le Web 2.0 : les réseaux sociaux dans les entreprises françaises a été publiée (Le blog de l'étude ).

L'étude révèle que :
  • Le modèle social est analysé au travers du filtre d'un usage à des fins personnelles. Le panel évalue mal l'usage professionnel que l'on peut en faire.
  • Le département des Ressources Humaines a une connaissance très limité de ces nouveaux modes communautaires et collaboratifs.
  • Pour le panel, les réseaux sociaux sont d'abord à mettre en oeuvre vers les partenaires et les clients avant l'interne.
  • Les bénéfices du Web 2.0 et des réseaux sociaux sont reconnus par la grande majorité des personnes interrogées, ce n'est ni une distraction pour eux ni un gadget de la DSI.
Un retour sur le Monde informatique

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jeudi 19 juin 2008

Adobe et Alfresco signent un partenariat

Adobe et Alfresco ont signé un accord de partenariat dans le but de développer de nouvelles solutions open source et des applications d'entreprises Web 2.0. La suite logicielle Adobe LiveCycle Enterprise Services intègrera donc désormais les services de gestion de contenu Alfresco Enterprise Content Management (ECM).
Intéressant pour deux aspects :
  • Les solutions open source illustrent la convergence entre le monde commercial et le monde du libre. C'est une convergence unidirectionnelle : l'éditeur commercial intègre la solution Open Source dans ses produits. Ce type d'accord est intéressant fonctionnellement mais peut limiter la liberté de la communauté. D'un coté tout est public, publié, accessible et modifiable, de l'autre c'est une boite noire.
  • Les applications d'entreprises Web 2.0 illustre les nouveaux modes d'interactions avec les applications. Adobe parle de processus d'engagement, c'est à dire la définition des modèles d'interactions des utilisateurs (clients, fournisseurs, employés) dans les processus d'entreprise (ERP, CRM, Comptabilité, RH,...). Ces modèles d'interactions doivent être définis en utilisant des patterns Web 2.0 (interface riche, mashups, classification collaborative, ...) et en se connectant sur des ressources de l'entreprise basés sur une SOA.(services, contrat, couplace lâche, granularité,...)
mercredi 18 juin 2008

Etude Web 2.0 les réseaux sociaux dans les entreprises françaises.

Commandée par IBM France, nous avons réalisée une étude Web 2.0 et les réseaux sociaux dans les entreprises françaises. 80 interviews en février et mars 2008, complétés par des entretiens en face à face avec des collaborateurs appartenant à tout type d'entreprise (des PME aux grands groupes).
Les enseignements :
  • les concepts du Web 2.0 et des réseaux sociaux sont connus grâce à la visibilité de l’Internet grand public. Le monde des entreprises commence à s’y intéresser et à étudier comment capitaliser sur ces nouveaux modes communautaires et collaboratifs.
  • Dans un usage professionnel, les outils collaboratifs (email, messagerie instantané, fichiers partagés) sont aujourd'hui indispensable. Les outils communautaires le deviendront dans les deux ans.
  • La règle de 90% passifs, 9% sparadiques, 1% actifs dans les communautés est confirmé par l'étude.
  • Chronophages, sujets à caution, les blogs et les wikis ne sont pas considérés comme indispensables.
  • Les outils évolués du Web 2.0 (partage de liens, flux RSS, ...) ne sont connus que par une minorité
  • Le gap technologique est confirmé. Les plus jeunes collaborateurs, ceux qui travaillent avec le clients, dans les grandes entreprises utilisent plus ce genre d'outils.
  • Le département RH ne s'implique pas dans ce mouvement
  • Ce mouvement induit un important changement dans les organisations qui doit être accompagné.
  • Il existe une forte attente pour ces nouveaux modèles. Ce n'est pas une distraction, ni un gadget.

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mardi 25 mars 2008

Réseaux sociaux et Internet Grand Public : l'exemple de la Corée

Je viens d'écrire un livre blanc, commandité par IBM, intitulé
"Les nouveaux enjeux de l'Entreprise 2.0 - Communication et collaboration sans frontières".
Ce livre blanc explicite les différents outils de communication et de collaboration dans l'entreprise, depuis le téléphone, le mobile, le smartphone, en passant par la messagerie instantanée, le présentiel, jusqu'aux espaces de travail collaboratifs et les outils de réseaux sociaux.
Avec l'aide d'exemples, il démontre comment l'innovation dans ces domaines vient du marché Grand Public. C'est là que les entreprises doivent aujourd'hui trouver la source d'inspiration de leur stratégie de communication et collaboration pour répondre aux multiples défis qui lui font face.

En matière de téléphonie mobile, le Japon est un bon exemple.
Voici un autre exemple en matière d'Internet et des réseaux sociaux : la Corée du Sud.:
  • 14.3 million de foyers coréens (sur 15.9) sont connectés à Internet via un réseau Haut débit en fibre optique ( chiffres de mai 07).
  • 65% de personnes de plus de 15 ans (soit 26.3 millions) utilisent Internet plus de 17 jours , avec une durée moyenne de 31 heures par mois (source comScore)
Les coréens sont les rois des réseaux sociaux :
  • Plus de la moitié des internautes coréens ont visité un site de réseaux social dans le mois
  • Cyworld (le Facebook coréen) a plus de 20 millions d'utilisateurs (C'est à comparer aux 66 millions d'utilisateurs de Facebook dans le monde)
  • 90% des jeunes adultes ont un compte Cyworld
  • Cyworld permet d'uploader des videos prises avec un mobile. Il y aurait plus de videos dans Cyworld que dans Youtube
  • Naver, c'est le "Google + Wikipedia+Yahoo Answer" coréen avec 60 millions de questions.
  • OhMyNews, c'est le journal gratuit écrit par plus de 50 000 citoyens-journalistes (à la Agoravox)
  • 43% des coréens lisent au moins un blog par semaine
Le Web 2.0 en Corée est la généralisation du "self-branding" : la pub personnelle qui permet d'archiver sa vie personnelle, d'exhiber ses gouts et de développer ses propres théories. C'est aussi l'émergence de l'intimité virtuelle en temps réel au travers de communications temps réel, synchrone et asynchrone (avec la notion de communication "presque" synchrone (utilisation de moyens asynchrone pour faire de la communication synchrone))

Deux liens sur le sujet:
http://comm215.wetpaint.com/page/South+Korea?t=anon
http://www.liftconference.com/tags/korea

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