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Le Blog de JEMM Research

vendredi 15 janvier 2010

L'étude Entreprise Intelligente 2010


Connus sous le terme générique d’Entreprise Intelligente ou Entreprise 2.0, de nouveaux modes de travail sont progressivement mis en place par les entreprises françaises et supportés par des outils modernes de productivité, collaboration, communication et communauté mais de nombreuses questions subsistent. Et on a voulu en savoir plus en interrogeant les collaborateurs des entreprises françaises.
Le résultat est sans appel :
  • Le gagnant est .... la tradition. "Téléphone, Courriel et Suite Bureautique" sont les outils de collaboration et de communication indispensables.
  • Les outils modernes (Téléconf, Messagerie instantanée, Réseau social, blogs, ...) viennent compléter les fonctionnalités des outils traditionnels
  • Les collaborateurs sont satisfaits de leur environnement actuel de travail
  • Mais de toute façons, le choix des outils dans la sphère professionnelle reste du ressort de la direction informatique
Cette étude semble démontrer le gouffre entre notre réalité quotidienne du travail et un marketing un peu trop idyllique des nouveaux outils 2.0
Ceci étant dit, la demande est là et notre panel ne demande qu'à être convaincu des apports de ces outils. Les éditeurs 2.0 doivent démontrer la valeur économique, organisationnelle, opérationnelle de leurs solutions avant de mettre en avant les fonctions technologiques.
mercredi 21 octobre 2009

L'Entreprise Intelligente


Collaborateurs de l’entreprise, nous sommes confrontés quotidiennement à une pression importante due à la fois à un environnement externe de plus en plus complexe et à une organisation interne de plus en plus exigeante.
La technologie tente de nous aider dans notre travail. L’offre technologique aujourd’hui est foisonnante, multiple et complexe.
Ces outils technologiques sont-ils en adéquation avec notre environnement de travail quotidien ? Quels sont les impacts, positifs ou négatifs, de ces technologies sur notre vie au bureau… et à la maison ? Savons-nous exploiter toutes les possibilités de la myriade d’outils mis à notre disposition ?

Créé par notre équipe chez JEMM research , l’observatoire L’ENTREPRISE INTELLIGENTE a pour but de proposer des éléments de réponses à ces questions. En travaillant sur les problématiques de travail des collaborateurs de l’entreprise, l’observatoire L’Entreprise Intelligente a trois objectifs :
  • Créer un espace de réflexion et de partage sur ces problématiques
    Le site Web de l’observatoire est accessible à l’adresse suivante www.lentrepriseintelligente.fr.
  • Être le porte-voix de vos préoccupations,
    Une enquête « L’Entreprise Intelligente en France – 2009 » est en cours actuellement. Ses résultats seront publiés dans une étude en novembre 2009.
  • Animer une communauté de professionnels intéressés par ces problématiques.
    A l’occasion de la publication des résultats, le premier des événements exécutifs de l’observatoire sera organisé en décembre à destination des directions générales et opérationnelles.
L’observatoire L’Entreprise Intelligente est alimenté au fil de l’eau par vos réflexions d’utilisateurs quotidiens, vos retours d’expériences, vos questions, interrogations et les réponses apportées par des experts, les observations des analystes et le point de vue des vendeurs. Il est un espace de discussion ouvert, de partage de bonnes pratiques et d’expériences.

Vous pouvez participer à cette communauté. Il suffit de s’inscrire gratuitement sur le site Web www.lentrepriseintelligente.fr.

Vous voulez en savoir plus sur l’Entreprise Intelligente, ce document est pour vous

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mardi 25 août 2009

Les Français sont les plus productifs du monde

Allez.... Une nouvelle finalement rafraichissante pour notre rentrée : "Les Français sont les plus productifs du monde" !

Pourtant, cette histoire avait mal commencée.....

UBS (La banque suisse qui a eu quelques difficultés avec le fisc américain cet été, mais ça n'a rien aà voir avec notre histoire) a publié en août un comparatif international du pouvoir d'achat dans 73 villes du monde ("Prix et Salaires" 2009). On y apprend que "les villes les plus chères du monde sont Oslo, Copenhague, Zurich, Genève, Tokyo et New York", qu'"en moyenne mondiale, un travailleur obtient le salaire nécessaire à l’achat d’un Big Mac en 37 minutes, d’un kilo de riz en 22 minutes et d’un kilo de pain en 25 minutes" et qu'"un salarié moyen à Zurich et New York peut s'offrir un iPod Nano dans un magasin Apple après neuf heures de travail" là ou il faudra un mois pour un travailleur indien.
On y apprend aussi que la durée moyenne annuelle du travail est de 1902 heures avec le Caire en tête de liste (2312 heures) et .... Lyon et Paris en lanterne rouge ( 1582 et 1594 heures par an).

Heureusement, le magazine The Business Insider est venu à notre rescousse. Il a comparé le temps de travail annuel avec le PIB par habitant de chaque pays. Et là, l'histoire est tout autre:
Chaque Français génère un PIB par habitant de $36 500 pendant ses 1 453 heures travaillées par an, là ou un Américain génère $44 150 pour 1792 heures.
CQFD : notre PIB/habitant/heure ($25.10) est plus élevé que celui des américains ($24.60) de $0.50.
Et The Business Insider de conclure : "l'important n'est pas de travailler dur mais de travailler intelligemment... et moins. Chose que les Français savent bien faire."

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jeudi 16 juillet 2009

Fascinante partie d'échec dans le nuage des grandes entreprises


Après avoir attaqué les comptes Microsoft avec son outil Google Apps Sync for Microsoft Outlook, Google vise maintenant les 140 millions d'utilisateurs Notes en proposant Google Apps Migration for Lotus Notes permettant de migrer l'agenda, les emails, les contacts depuis Notes vers ses Google Apps.

Quelques commentaires:

  • La compétition s'exacerbe dans le nuage des grandes entreprises. Cloud computing, SaaS, Collaboration, Productivité, Communautés sont des axes stratégique de développement pour l'ensemble des principaux acteurs. C'est bon pour les entreprises

  • Google est en train de peaufiner une image de respectabilité dans le monde de l'Entreprise. Sur les forces de son offre grand public (cloud, search, mail, docs,...), il ajoute le costume-cravate de l'entreprise, axe stratégique de développement :


    • Google se professionalise en ôtant la mention "béta" de ces produits,

    • il passe d'un modèle gratuit financé par la publicité ciblée à un modèle à l'usage,

    • il clame le support des points critiques pour les entreprises comme la sécurité, la confidentialité, la conformité réglementaire, la fiabilité, et le cout de possession (TCO).

    • Aujourd'hui, Google compléte sa panoplie en offrant ces outils de migration des environnements traditionnels utilisés dans les entreprises vers ses produits.


  • Avoir un outil de migration ne veut pas dire gagner un marché. Au delà de l'annonce, la migration automatisée ne concerne "que" l'agenda, les mails et les contacts. Par contre la migration des applications développées avec Notes/Domino est moins "automatique". Le livre blanc décrivant le processus de migration des applications Notes à Google m'a laissé sur ma faim. D'accord, il faut faire une évaluation basée sur l'usage et la complexité des applications. Bien sûr, il faut créer un plan d'action. Plus problématique : Quel est l'environnement cible de Google pour les applications à migrer ? D'un environnement intégré, on passe à une panoplie d'outils et d'environnements :


    • Site le toolkit pour les business users
    • Spreadsheets, l'environnement de manipulation des données et de logique de workflow (!)
    • Apps Scripts, un autre environnement (server-side JavaScript) de construction de la logique métier et de workflow

    • Gadgets, l'environnement (HTML et Javascript) extensible de développement des fonctions applicative et de la logique métier

    • App Engine, l'environnement d'éxécution dans les nuages

    Il est clair que les candidats à cette migration devront s'approprier ce processus particulièrement complexe qui ressemble plus à de la réécriture applicative qu'à de la migration.

  • IBM n'a pas tardé à répliquer à cette annonce. C'est Sean Fooley, VP IBM Cloud Collaboration (comprendre IBM peut répondre du tac au tac avec une offre de collaboration dans les nuages) qui s'y est collé dans Infoworld en rapellant la confiance des grandes entrepririses dans la sécurité et la fiabilité des solutions IBM et ses investissements dans le Cloud Computing.. Et de rappeller qu'avec LotusLive, un ensemble de services autour de la collaboration, IBM a également une solution dans les nuages qui ne craint pas la comparaison.

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mercredi 15 juillet 2009

Quand les Allemands consolident... SoftwareAG et IDS Sheer



Le feuilleton des consolidation continue.
SoftwareAG vient d'annoncer qu'il propose d'acquérir l'éditeur d'analyse et d'optimisation des processus IDS Sheer à 15€ l'action pour 487 millions d'euros .
C'est intéressant à plusieurs titres:
  • Pour SAG, c'est le complément naturel de WebMethods et son offre de Business Process Management avec un outil de modélisation (ARIS)
  • C'est aussi pour le moyen d'augmenter rapidement sa base client. IDS Sheer est utilisé par de nombreuses entreprises.
  • C'est une réponse à la menace des grands players concurrents de SAG et WebMethods. En particulier Oracle qui OEM ARIS dans Fusion Middleware.
  • C'est une consolidation sur le marché allemand. Un prochain mouvement entre SAP et SAG serait il à prévoir ? Cela renforcerait énormément l'offre de SAP surtout quand on sait que 70 à 80% des clients SAP utilisent ARIS.
  • Enfin, c'est également un bon coup face à IBM qui travaille beaucoup sur les comptes SAP Netweaver.

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Version beta.


Béta a toujours été le qualificatif des applications modernes du Web 2.0.

Pourtant, après 5 ans de bons et loyaux services, Google vient de décider de sortir du mode béta toutes ses applications phares (gmail, gdocs, ...) en laissant une option pour les nostalgiques de revenir à ce monde là, c'est à dire à afficher l'ancien logo
Keith Coleman, le directeur produit de Gmail, justifie l'abandon de cette étiquette par le nombre impressionnant de fonctions ajoutées aux produits et le nombre de grandes entreprises les utilisant. Il fallait donc "ôter le doute sur la maturité de Google Apps".
Il est vrai que les grandes entreprises sont sensibles à toutes les "ilities" (availability, scalability, security, ...), peu compatible avec le mode "béta".

Au delà de l'anecdote, il est tout de même intéressant de faire le parallèle entre ce modèle et celui des acteurs plus traditionnels. Récemment Oracle a annoncé la version 11g de Fusion Middleware et Microsoft vient de dévoiler à sa conférence partenaire les fonctions d'Office 2010.
Une des fortes évolutions de cette industrie informatique est la disparition progressive du mode de licence associé à la version d'un logiciel.
Traditionnellement, les éditeurs établissent un modèle de facturation basé sur une version d'un produit augmenté d'un abonnement annuel pour la maintenance et éventuellement minoré suivant l'engagement à long terme du client ou le nombre de licences achetées.
Les nouveaux acteurs (Google, Salesforce.com...) proposent un modèle de facturation basé sur un nombre de services disponibles, une qualité de support et un prix à l'utilisateur ou à l'utilisation.
Les approches de services, les modèles SaaS, l'informatique sur les nuages vont renforcer cette tendance au rique de troubler les analystes financiers qui évaluent toujours la santé des éditeurs par le nombre de licence vendues lors du trimestre.

Cette évolution va également se retrouver dans les applications mises en œuvre par les équipes informatiques des entreprises. Les grands projets traditionnels pluriannuels de mise en œuvre d'un CRM ou d'une application de gestion financière vont être progressivement remplacés par des projets agiles incrémentals ou le livrable ne sera plus une version/release d'une application packagée mais un ensemble de services métier disponibles et composables.

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mardi 7 juillet 2009

Les annonces d'Oracle



Beaucoup de signaux contradictoires en provenance d'Oracle ces derniers temps. (Photo/Stephen R Cloutier)





23 Juin 2009

Oracle annonce ses résultats de son année fiscale 2009 avec un bénéfice net annuel en hausse de 1% à 5,5 milliards de dollars. Sur le marché européen, il affiche une croissance de 5%, là ou son principal concurrent recule de 27%. Tous les analystes financiers s'accordent pour remarquer les bons résultats sont dus au chiffre d'affaire réalisé sur la maintenance et les mises à jour des clients. Par contre les ventes de nouvelles licences sont en recul, crise économique oblige.
Sur ces bons résultats, "le conseil d'administration d'Oracle a l'intention de proposer à ses actionnaires un dividende trimestriel de 5 cents par action ordinaire."

1ier Juillet 2009
Lancement mondial d'Oracle Fusion Middleware 11g : "Les fondations de l'innovation".
5 grands pavés dans cette version "compléte", "intégrée", "connectée à chaud (hot-pluggable)" et "le meilleur de sa catégorie (best of breed)".
  • Les Frameworks et outils de développement autour de jDevelopper
  • Une suite SOA pour "des applications agiles et plus efficaces"
  • La suite Web center : "le portail de l'entrerpise 2.0"
  • La suite Weblogic pour "des performances et une disponibilité améliorée"
  • La gestion des Identité : le premier système de sécurité "orienté service"
Au delà des promesses technologiques qu'il va falloir vérifier près des utilisateurs, de cet événement médiatique global toujours visible sur la toile, on peut faire les commentaires suivants
  • sur la forme : on est dans un système américain, vous savez, celui qui vous fait signer à chaque voyage aux Etats Unis une déclaration solanelle que vous n'êtes pas un terroriste ou un espion. Ici rien de tel mais les clients témoins donnent l'impression de réciter un texte comprenant tous les bons mots clés (simplicité, innovation, performance,...) préparé avec les équipes d'Oracle

  • sur la forme encore : on est toujours dans une éducation américaine ou dès le plus jeune âge on apprend à parler en public avec l'opening joke pour détendre l'atmosphère. Ici Charles Philips, le président afro-américain d'Oracle, s'est comparé au nouveau président américain Barak Obama, rien de moins !

  • sur le positionnement : Oracle utilise les arguments des logiciels Open Source ( 5 000 éditeurs tiers supportant Fusion, plus de 90.000 clients, plus de 1,2 millions de développeurs...)
  • sur le le fond : Oracle explique que Fusion Middleware répond aux demandes de ses clients en terme de Rich Internet Applications, Business Process Management, Entreprise Team et Réseaux sociaux, Customisation des applications, Gestion des Identités et de la Conformité Règlementaire et, enfin, la Consolidation des Systèmes. Autant sur ces derniers points (Identités, Conformité et Consolidation) il y a une vrai demande des clients, je suis un peu plus perplexe pour les quatre premiers points. Ces RIA, BPM. Enterprise 2.0 et autres mashups me semblent poussés par l'industrie et non demandés par les clients eux-mêmes. Je passe beaucoup de temps à étudier avec mes clients la portée et l'intérêt des ces technologies souvent bien loin de leurs préoccupations quotidiennes.
  • sur le le fond encore : je suis toujours étonné du peu de place d'AIA (Oracle Application Integration Architecture) dans le discours marketing. C'est pourtant grâce à cette architecture que les clients pourront vraiment exploiter toutes les arcanes des architectures orientées services, utiliser l'ensemble de leurs applications et faire un lien cohérent avec les métiers.
  • le fond : D'autant plus lorsque Charles Philips précise que 94% des interventions de son centre de support concerne l'intégration du stack Oracle avec un autre environnement. (6% concernent les produits Oracle, ils sont quasiment sans bugs :) )

  • sur la concurrence : Ah le slide comparatif de l'offre Oracle avec celle d'IBM !!! Il ne mérite même pas d'explications d'après Charles Philips. En matière de middleware, IBM est knock out !!!! Il ne survit que grâce à Global Services. Cela a le mérite de l'honnêteté : Oracle n'a aujourd'hui plus que deux concurrents : SAP dans le monde des applications et IBM dans le monde du middleware.
En conclusion, il va falloir analyser, étudier cette nouvelle version tout azimut du middleware. Il y a des avantages indéniables pour les utilisateurs : une offre complète d'infrastructure supporté par un vendeur unique, mettant en œuvre les standards de l'industrie (Java, BPEL, SCA, BPMN pour n'en nommer que quelques uns), bien intégré aux applications (Fusion Applications) et bientôt au matériel (Appliances et bientôt avec Sun). La contrepartie de ces avantages est vraisemblablement le prix à payer pour cette sécurité.
Maintenant il faut se poser la question de la migration (tout de suite, demain, jamais...). Surtout qu'il ne me semble pas qu'Oracle ait annoncé un BEA Illimited comme il l'a fait pour PeopleSoft ou Siebel avec "Application Illimited". Après le rachat de BEA, Oracle a publié une liste des produits stratégiques, des produits qui allaient évoluer pour s'intégrer dans Fusion Middleware et donc supportés pour au moins 9 ans, et ceux qui allaient être discontinués. La version 11g de de Fusion Middleware est donc la première version suite à cet engagement.

3 juillet 2009
Toujours pas confirmés officiellement, Oracle aurait décidé de supprimer prochainement de l'ordre de 850 à 1 000 postes dans ses filiales européennes (sur un effectif de 17 000 collaborateurs), dont 250 en France (sur 1 600). L'éditeur américain a fait part de ses intentions en début de semaine lors d'un comité d’entreprise européen et d'un « comité d’entreprise France ».

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