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Le Blog de JEMM Research

mardi 25 mars 2008

Réseaux sociaux et Internet Grand Public : l'exemple de la Corée

Je viens d'écrire un livre blanc, commandité par IBM, intitulé
"Les nouveaux enjeux de l'Entreprise 2.0 - Communication et collaboration sans frontières".
Ce livre blanc explicite les différents outils de communication et de collaboration dans l'entreprise, depuis le téléphone, le mobile, le smartphone, en passant par la messagerie instantanée, le présentiel, jusqu'aux espaces de travail collaboratifs et les outils de réseaux sociaux.
Avec l'aide d'exemples, il démontre comment l'innovation dans ces domaines vient du marché Grand Public. C'est là que les entreprises doivent aujourd'hui trouver la source d'inspiration de leur stratégie de communication et collaboration pour répondre aux multiples défis qui lui font face.

En matière de téléphonie mobile, le Japon est un bon exemple.
Voici un autre exemple en matière d'Internet et des réseaux sociaux : la Corée du Sud.:
  • 14.3 million de foyers coréens (sur 15.9) sont connectés à Internet via un réseau Haut débit en fibre optique ( chiffres de mai 07).
  • 65% de personnes de plus de 15 ans (soit 26.3 millions) utilisent Internet plus de 17 jours , avec une durée moyenne de 31 heures par mois (source comScore)
Les coréens sont les rois des réseaux sociaux :
  • Plus de la moitié des internautes coréens ont visité un site de réseaux social dans le mois
  • Cyworld (le Facebook coréen) a plus de 20 millions d'utilisateurs (C'est à comparer aux 66 millions d'utilisateurs de Facebook dans le monde)
  • 90% des jeunes adultes ont un compte Cyworld
  • Cyworld permet d'uploader des videos prises avec un mobile. Il y aurait plus de videos dans Cyworld que dans Youtube
  • Naver, c'est le "Google + Wikipedia+Yahoo Answer" coréen avec 60 millions de questions.
  • OhMyNews, c'est le journal gratuit écrit par plus de 50 000 citoyens-journalistes (à la Agoravox)
  • 43% des coréens lisent au moins un blog par semaine
Le Web 2.0 en Corée est la généralisation du "self-branding" : la pub personnelle qui permet d'archiver sa vie personnelle, d'exhiber ses gouts et de développer ses propres théories. C'est aussi l'émergence de l'intimité virtuelle en temps réel au travers de communications temps réel, synchrone et asynchrone (avec la notion de communication "presque" synchrone (utilisation de moyens asynchrone pour faire de la communication synchrone))

Deux liens sur le sujet:
http://comm215.wetpaint.com/page/South+Korea?t=anon
http://www.liftconference.com/tags/korea

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lundi 10 mars 2008

Evaluations : les exemples à ne pas suivre

Note2be : Le nom des enseignants ne pourra plus apparaître sur le site Internet de notation note2be. Lundi 3 mars 2008, le tribunal des référés de Paris a demandé à la société éditrice de « suspendre l'utilisation de données nominatives d'enseignants aux fins de leur notation et de leur traitement ». De plus, la CNIL considère le site note2be.com illégitime au regard de la protection des données personnelles.

Note2bib : Avant même son lancement annoncé le 15 mars prochain, le site qui veut proposer aux patients de noter leurs médecins fait l'objet de vives réserves de la part du Conseil national de l'Ordre des médecins.

Rien de commun entre ces deux sites, si ce n'est une consonance identique, une obsession de l'évaluation et .... une volée de critiques de la part des évalués.


eBay : Les vendeurs d'eBay en grève (vidéo) : Les nouvelles règles qui sont prévues ne plaisent pas aux vendeurs et ils expriment leur mécontentement.Dans ces nouvelles règles, eBay prévoit notamment de supprimer la possibilité, pour les vendeurs, de mettre une évaluation à un acheteur. La principale raison invoquée est que beaucoup de vendeurs ont utilisé les évaluations comme moyen de pression sur l’acheteur afin de ne pas recevoir eux-mêmes d’évaluation négative.


Le principe de l'évaluation semble toutefois très Web 2.0 : utiliser les commentaires et évaluations de la communauté pour identifier le meilleur "expert" dans le domaine.
Alors on peut essayer d'en tirer quelques enseignements pour une démarche similaire dans l'entreprise. Voici une liste de questions à la quelle l'entreprise se doit de répondre avant de mettre en place une telle démarche :
  • Qui sont les évalués?
Il semble important de favoriser le processus d'acceptation de cette évaluation en définissant les règles. Par exemple, il n'est possible d'évaluer un collaborateur qu'au travers de ses publications. L'organisation peut mettre en place un mécanisme d'Opt-In.: j'accepte d'être évalué sur mon expertise en Java et en design de site Web. Tous les collaborateurs peuvent-ils , doivent ils être évalués?
  • Quel est le but de l'évaluation?
Une démarche d'évaluation doit permettre d'identifier les experts, spécialistes implicites au delà des experts nommés ou reconnus par l'organisation. De la même mamière, il s'agit de découvrir des informations pertinentes et contextualisées utiles à l'activité des collaborateurs. Il faut également clairement préciser l'impact de l'évaluation (bonus, primes, sanctions...)?
  • Quels sont les critères d'évaluation ?
Il est important de définir clairement les domaines d'évaluations et les critères pour laisser peu de place à l'interprétation. Après l'aide d'un collègue pour déboguer un problème technique, j'évalue sa compétence technique ou sa disponibilité ou les deux?
  • Qui sont les évaluateurs ?
L'évaluation anonyme est elle accpeptable et acceptée? Le rôle des évaluateurs est il clairement identifié (collègues, managers) ?
  • Quel est le contrôle des évaluations?
Il faut mettre en place un processus de contrôle et monitoring des évaluations (à priori ou à postériori). Les commentaires sont signés.

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