Le Blog de JEMM Research
lundi 22 octobre 2007
Rumeurs, Rumeurs
Après WebMethods racheté par Software AG, BEA sujet à une OPA hostile de la part d'Oracle, c'est au tour de Tibco d'être au centre des rumeurs.Son CEO, Vivek Ranadive, a déclaré vendredi qu'il fera "ce qu'il faut pour l'intérêt des actionnaires s'il recevait une offre d'achat." Tibco "est une société très attrayante" .
Vivek n'a pas confirmé si il y avait des acheteurs potentiels ou si des discussions étaient en cours. Après cette déclaration, le prix de l'action a augmenté de 5%.
Quelques commentaires
- Dans ce marché en forte consolidation, il semble inéluctable que Tibco ne peut garder son indépendance et va se rapprocher d'un écosystème
- Ici encore, IBM et HP seraient les sociétés les plus à même d'exploiter les actifs de Tibco. Des analystes ajoutent Sun Microsystems ou EMC.
Libellés : consolidation, HP, IBM, SOA, TIBCO
vendredi 12 octobre 2007
Consolidation, ca s'accélère : Oracle lance une offre sur BEA
Oracle a fait une offre publique d'achat non sollicitée de BEA à hauteur de $6.7 milliards.C'est la plus grande acquisition d'Oracle après celle de PeopleSoft en 2004 ($10.3 milliards).
Sur le site d'Oracle, Charles Philips a déclaré que cette proposition est "la conclusion de discussion avec le management de BEA ces dernières années". Les produits de BEA permettrait à Oracle d'accélérer son leadership dans le middleware, au détriment de ses concurrents
Cela confirme notre les rumeurs que nous évoquions récemment.
Quelques commentaires/questions
- C'est la consolidation dans le marché du SOA pour les grandes entreprises.
- Pour réussir, Oracle semble encore une fois avoir mis le prix dans son offre. Des analystes financiers semblent surpris du niveau de l'offre (+25% par rapport au prix de clôture de la dollars par action vendredi), d'autres l'estiment trop basse. Mais rien n'est joué : l’action s’échangeait déjà à 18 dollars deux heures plus tard.
- Quelle va être la réaction de IBM, SAP et HP ?
- IBM Software peut-il laisser son principal concurrent venir le menacer sur son principal marché du middleware?
- HP, dont les discussions avec BEA durent depuis le début de l'année, va t'il laisser passer l'opportunité de venir concurrencer IBM en frontal?
- SAP déjà accaparé par son OPA sur BO doit-il rester sans réaction sur cette acquisition car beaucoup de ses clients utilisent le serveur de BEA?
- En cas de succès, la rationalisation des offres et l'intégration des lignes de produits équivalentes voire redondantes (WebLogic/AquaLogic et Fusion, Portail, Registry/repository) risquent de déstabiliser les clients actuels
- Cela libère de la place pour les concurrents directs de BEA, tel que Tibco, Software AG ou RedHat/JBOSS
Libellés : BEA, consolidation, IBM, Oracle, SAP
lundi 8 octobre 2007
Le rachat de Business Object par SAP
Confirmant de nombreuses rumeurs récentes, SAP a annoncé le rachat de l'éditeur franco-américain Business Objects (2/3 de ses revenus sont fait aux US.)En mars 2007, Oracle avait racheté un éditeur d'outils de Business Intelligence, Hyperion, au prix de $52 par action pour un total de $3,3 milliards . Charles Philips, le président d'Oracle, avait alors déclaré que "des milliers de clients SAP s'appuient désormais sur Hyperion/Oracle pour leur système d'analyse, de reporting et de consolidation financière"
Réponse du berger à la bergère, aujourd'hui, SAP annonce le rachat de B.O pour 4,8 milliards d'euros ($6,8 milliards) au prix de 42 euros par actions ($59,35). L'objectif est d'accélérer la croissance (de $32 milliards en 2005 à environ $75 milliards vers 2010) et la couverture fonctionnelle (les solutions industrie de SAP et les solutions utilisateurs métier de BO).
B.O. était en situation délicate ayant émis un avertissement sur ses résultats et chargé la banque Goldman Sachs de trouver un investisseur.
Quelques commentaires :
- Pour SAP, outre le fait de contrer la stratégie d'Oracle, cela permet d'étendre son offre au delà des progiciels de gestion intégré vendus dans des marchés verticaux par une offre horizontale d'un ensemble d'outils de contrôle et reporting vendus aux utilisateurs métiers.
- Pour les clients des deux éditeurs (40% de clients commun) , c'est la garantie d'une intégration naturelle des points de contrôle dans les processus gérés. Il leur faut toutefois surveiller le processus de fusion (organisation, technologie, personnel) des deux entités car intégrer une acquisition de cette taille est une première pour SAP.
- Pour les clients de B.O qui n'ont pas SAP, la question se pose de l'indépendance future de l'entité B.O dans la grande maison SAP, et en particulier par rapport à la Business Process Platform (NetWeaver). Aujourd'hui, SAP prévoit de transformer B.O en une entité autonome de SAP, mais a déjà annoncé la rationalisation des offres au niveau de l'infrastructure.
Enfin, cela ouvre une fenêtre d'opportunité pour les éditeurs "best-of-breed" comme les partenaires Informatica ou Cognos.

