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Le Blog de JEMM Research

vendredi 31 août 2007

La globalisation à l'oeuvre

Quelques nouvelles intéressantes (contradictoires ?) aujourd'hui

D'un coté, SAP investit massivement en Inde ($ 1 Milliard jusqu'à 2010) pour y créer un hub stratégique et agrandir ses centre de services et de support de New Delhi et Bangalore. Pour SAP, l'Iinde est devenue le deuxième centre de R&D et support après celui de Waldorf en Allemagne. Et l'Inde est un marché prioritaire pour SAP
De plus, Wipro, la société de services indienne, devient un partenaire global de SAP et établira un centre de solutions à Bangalore pour démontrer les avantages et bonnes pratiques autour du modèle SOA de SAP : Enterprise-SOA.

De l'autre, Steve Mills fête les 40 ans du lab de développement de Toronto au Canada et précise : Réaliser un travail de forte valeur ajoutée requiert des compétences et des années d'expérience. Le coût d'une mauvaise conception est bien plus élevé que les éconnomies que nous pourrions faire en déménageant dans une autre partie du monde.
Mais il aurait pu ajouter que, comme pour SAP, IBM India est la plus grosse filiale d'IBM hors les USA.

Et pour finir la boucle, Wipro annonce l'ouverture d'un centre de développement..... à Atlanta aux Etats Unis.

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lundi 27 août 2007

Ou en est-on avec SOA?

Hier SOA était un must pour toute organisation raisonnable. Après une période faste ou toutes les nouvelles du front SOA étaient bonnes, voila aujourd'hui la phase de désillusions sur SOA.

Une enquête récente de Nucleus Research montre que SOA n'est pas la panacée des projets informatiques. Seul 37% des entreprises ayant mis en oeuvre un projet SOA ont obtenu un ROI positif. L'enquête montre également que, malgré l'amélioration de la productivité des programmeurs, les entreprises vont rarement au delà du premier projet. De plus les projets restent au niveau départemental, rarement au niveau de l'entreprise. Les barrières identifiées sont culturelles (les développeurs ne veulent pas réutiliser du code créé par d'autres), la formation insuffisante des développeurs , et le prix de l'infrastructure nécessaire (repositories/registries)

Cette enquête, très orientée Développement, amène un certain nombre de remarques:
  • l'initiative SOA est une initiative de long terme et le ROI SOA (réutilisation, interopérabilité, flexibilité, agilité, ...) ne peut être obtenu immédiatement. Par exemple, le programme de réutilisation ne devient performant qu'à partir du moment ou il y a des composants à réutiliser.
  • Beaucoup d'entreprises sont encore dans une phase d'apprentissage et commencent leur voyage SOA par des projets de taille limitée. Elles évitent ainsi et à bon escient les approches big bang.
  • L'implémentation d'une organisation et architecture à services partagés doit combiner une démarche informatique et une démarche organisationnelle alignées sur la stratégie de l'entreprise.

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vendredi 24 août 2007

Etude Web 2.0 par McKinsey

D'après cette étude :
  • Les entreprises peuvent prendre exemple des sites de partage de video grand public qui fonctionnent grâce à la qualité de la participation de quelques contributeurs.
  • Les managers doivent identifier et encourager les contributeurs leaders dans leur organisation
  • Les outils de contribution et de partage doivent être simples d'emploi. Il faut mettre en place une démarche qualité pour s'assurer de la valeur du contenu.
L'étude ne présente rien de révolutionnaire mais c'est un bon point de vue du coté organisation.

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A nouveau des rumeurs d'achats de BEA?

BEA a annoncé ses résultats pour le deuxième trimestre 2007 : baisse de 9% de ventes de licences ($123.1m) par rapport à 2006 compensée par une hausse de 19% des revenus services ($241.5m) pour un revenu total de $364.6m.

Les lignes traditionnelles de produits WebLogic et Tuxedo représentent encore la majorité des ventes (75%), AquaLogic restant stable à 24%. D'après A. Chang, les équipes de BEA doivent se concentrer sur l'exécution et améliorer le processus de vente.
La compagnie n'a pas toujours été en mesure de publier ses résultats complets en raison d'une enquête interne liée à l'attribution de stock options.
Du fait de ces résultats en demi teinte, les rumeurs reprennent sur l'acquisition de BEA par HP ou Oracle.
  • HP a aujourd'hui des bons résultats et a renforcé sa priorité sur le logiciel. Partenaire de longue date, BEA apporterait à HP l'offre middleware qui manque à son catalogue et renforcerait l'intégration des solutions BEA avec les serveurs HP. Mais, il faut aussi noter que Tom Hogan, VP Software HP, a déclaré que la stratégie logicielle de la compagnie se concentre aujourd'hui principalement sur les outils de gestion de l'infrastructure.
  • Avec l'acquisition de BEA, Oracle supprimerait un concurrent sur le segment Fusion middleware et renforcerait sa base de client pour venir concurrencer IBM sur ce marché. De plus l'expertise de BEA dans les télécommunications aiderait Oracle a se développer dans ce marché.
Affaire à suivre.

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mercredi 22 août 2007

e.mail et Web 2.0

Deux petites réflexions à propos de l'e.mail :
  1. L'e.mail était à l'origine un outil de communication au même titre que le téléphone ou le fax. Aujourd'hui c'est devenu un outil de collaboration. On transfère sous forme de pièce jointe attachée la présentation et le compte rendu du meeting. Au delà des participants du projet, on met en copie la hiérarchie, les personnes susceptibles d'être intéressé par son déroulement, etc.
  2. Ce transfert d'usage a pour conséquence l'explosion du nombre de messages reçu par les collaborateurs des grandes entreprises. Une étude interne d'IBM révèle que chaque collaborateur reçoit en moyenne plus de 100 messages quotidiens.
Cela se traduit par une perte d'efficacité ("pourquoi suis-je destinataire de cette note?"), un manque de réactivité ("j'ai pas vu ton message"), une baisse de la productivité ("j'ai vu ce message mais je ne me rappelle plus ou je l'ai mis")

Cet usage , pour le moins intensif de l'e.mail dans les grandes entreprises, a deux conséquences sur les outils
  • Les solutions de mail mettant en oeuvre des clients riches connectés à des serveurs de messagerie d'entreprise (Microsoft Exchange, IBM Lotus Domino) sont aujourd'hui plus adaptées à l'usage des collaborateurs des grandes entreprises que celles basées sur le Web (Google mail, Yahoo Mail, ou Microsoft Hotmail) plus orientées grand public. La réplication des mails sur le poste de travail offre performance, sécurité, support du mode déconnecté par rapport aux solutions Web. De plus, toutes offrent un accès Web sur les boites aux lettres.
  • Il justifie la mise en place d'environnement de collaboration de type Web 2.0. Afin d'optimiser le fameux cout total de possession et de limiter la fuite en avant sur les serveurs de messageries, l'entreprise doit adopter une stratégie de transfert d'une partie de la charge de l'e.mail "collaboratif" sur des outils plus appropriés mettant en oeuvre des outils de collaboration tels les espaces partagés, outils de productivité, wikis, et autres blogs.
La force des habitudes étant ce qu'elle est, la méthode utilisée pour faire évoluer l'usage des outils dépend du degrés de maturité de l'organisation. Dans tous les cas, la démonstration par l'exemple semble la meilleure pour réussir.

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samedi 11 août 2007

De l'importance du langage commun

Dans le cadre d'un projet SOA, il est primordial de s'attacher à la création d'un langage métier commun entre les métiers et l'informatique. C'est la clé de l’agilité. Au delà de l'amélioration des outils d'infrastructure ou de l’ajout de nouvelles fonctions évolués dans un PGI, c'est la définition de ce langage qui permet l'adaptation rapide des processus et donc une plus grande réactivité des entreprises aux changements. Ce langage commun doit être utilisable entre l'informatique et les métiers mais aussi entre l'entreprise et ses fournisseurs informatiques, l’entreprise et son écosystème (partenaires, clients).

Il est également intéressant de noter que les éditeurs de progiciels, les éditeurs d’infrastructure et les intégrateurs se rejoignent sur cette nécessité.
  • Chez les Editeurs de Progiciels
Les éditeurs de progiciels, comme SAP ou Oracle, sont bien placé pour aborder la sémantique métier. Ils développent une stratégie double : d'un coté continuer leur investissements dans la définition de processus fonctionnels communs et du langage métier associé (dans une approche transverse (HR, Finance, ...) ou verticale (Automobile, Pétrole,...), de l'autre promouvoir une infrastructure qui permette de supporter des processus particuliers par composition facile des services. Avec cette approche, les éditeurs de PGI tentent de contrôler l'ouverture de leurs progiciels intégrés (une boite noire) vers une architecture de services ou un service est remplaçable à la volée par un service concurrent. Ils proposent une infrastructure qui permet d'intégrer des composants externes en respectant l'existant. Par exemple, un DRH pourra facilement intégrer un module de recrutement externe à l'environnement HCM de l’ERP.
Pour les entreprises qui ont lourdement investi dans la mise en place d’un ERP et qui n'envisagent qu'une évolution progressive sur la base de leurs investissements actuels, cette approche est séduisante.
  • Chez les Editeurs d'Infrastructure
De l'autre coté de la barrière, les fournisseurs de solutions d'infrastructure (IBM, BEA, Tibco,...) défendent une approche inverse. Ils fournissent l'ensemble des services d'infrastructure qui permet de supporter les processus métier de l'entreprise. Les services proposés supporte une intégration à tous les niveaux- le bus d'entreprise, les meta data, l'interface utilisateur, l'orchestration des services. Capitalisant sur des expériences dans les domaines applicatifs, ces éditeurs se spécialisent dans des industries (IBM et la banque, Tibco et les utilities, BEA et les telcos,...) et proposent des services et des composants plus adaptés au domaine et répondant directement aux préoccupations spécifiques des clients industrie (réduction du churn des clients telco, vue unique du client bancaire, gestion du risque pour les clients utilities).
Ici, cette approche est séduisante pour les entreprises qui ont investie dans une solution d'infrastructure et qui envisage une évolution progressive sur cette base.
  • Chez les Intégrateurs
C’est peut-être les intégrateurs qui courent le plus grand risque dans cette évolution. Historiquement, les intégrateurs ont vendu des forces techniques capables de programmer et mettre en œuvre des logiciels techniques (langages, base de données, EAI,…). SOA chamboule cet équilibre. La demande des clients évolue vers un plus grand support de leur processus et une plus grande connaissance de leur métier. Les bataillons de développeurs à tout faire des sociétés de services vont devoir évoluer en des équipes commando, spécialistes de l’implémentation des règles de Bâle II dans un système d’information bancaire ou du dossier médical unique dans la branche santé. Cette évolution pose quelques problèmes car à la différence des éditeurs, les intégrateurs doivent jongler entre la connaissance des solutions des fournisseurs et le domaine du client et ses spécificités.

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vendredi 10 août 2007

Le Web 2.0 en entreprise ?

Comme tout terme marketing, le concept du Web 2.0 est utilisé par tous les acteurs du Web. Après avoir été lancé par Tim OReilly, chacun y va de sa petite définition ou exploite un aspect du concept. Les éditeurs d'infrastructure parlent du Web 2.0 et pensent RIA (Rich Internet Application)
Aujourd'hui le concept du Web 2.0 repose sur trois piliers :
  1. Un ensemble de capacités technologiques qui permet de développer des "applications" Web plus ergonomiques (Ajax), plus facilement (RSS, widgets) à partir d'éléments existants (mashups)
  2. Des sociétés proposant au marché du grand public principalement, des applications innovantes et basées généralement sur un business model en rupture avec celui des sociétés traditionnelles (publicité notamment)
  3. Une capacité de fédérer des communautés en donnant à l'internaute la possibilité de collaborer, discuter et partager avec ses pairs.
L'aspect technologique du Web 2.0 est certes intéressant mais pas révolutionnaire. Les applications Web deviennent de plus en plus ergonomiques et rivalisent avec celles du PC. Au delà du Web 2.0, la technologie permet aujourd'hui de faciliter l'intégration et l'interopérabilité entre des environnements traditionnellement séparés.

L'aspect Business est remarquable mais repose sur l'intégration et l'universalité apporté par l'Internet. En d'autre termes, les "succès" de Flickr ou YouTube, sociétés du monde Web 2.0, sont-ils plus remarquables que ceux des sociétés du Web 1.0 tels qu'Amazon? Les investisseurs ne s'y sont pas trompés ayant investi beaucoup d'argent dans ces sociétés 1.0 ou 2.0 de l'Internet

L'aspect le plus intrigant du Web 2.0 est ce nouveau modèle social, collaboratif et communautaire du Web. D'un internaute lecteur (Web 0.0), puis acheteur (Web 1.0), on est passé à l'internaute Producteur en Web 2.0. Collaboration, participation, gestion des connaissance, communautés : tous ces concepts deviennent réalité dans le monde virtuel du Web.

Dans le monde du grand public, l'appropriation de ce modèle s'est fait rapidement du fait du nombre croissant d'internautes avec une sureprésentation des jeunes attirés par les offres dans leurs domaines de prédilection (musique, photos,).

La question de l'appropriation de ces outils se pose dans le monde de l'entreprise. Collaboration, participation, gestion des connaissance, communautés sont également des concepts très important dans l'entreprise. Mais il y a deux différences de taille parrapport au monde du grand public :
  1. la communauté est plus petite et moins homogène du point de vue de l'age
  2. l'intérêt est fort (l'entreprise et son environnement) mais dans un cadre plus contrôlé (disponibilité, processus, règles et procédures internes, ...)

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mardi 7 août 2007

Quels sont les principes de SOA?

Voici quelques principes d’architecture de SOA

  • Abstraction : Au delà de ce qui est décrit dans le contrat, le service cache sa logique interne au monde extérieur
  • Couplage lâche : Les dépendances entre services sont minimales. La seule contrainte est de maintenir la connaissance de chacun
  • Contrat : Le service adhère à un ensemble de règles de communication définies dans un document de description du service
  • Composition : Des ensembles de services peuvent être coordonnés et assemblés pour former un service composite
  • Réutilisation :La logique métier est répartie dans les services dans l’intention de promouvoir la réutilisation
  • Autonomie : Le service contrôle la logique métier qu’il contient
  • Gestion du Contexte (stateless) : Le service ne gère pas le contexte. Les appels d’un service sont indépendants. Ils ne dépendent pas d’un appel précédent
  • Découverte : Le service est conçu pour être découvert et accédé au travers de mécanismes de découverte (annuaire). L’annuaire gère une description de ses capacités.

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Quels sont les 3 standards de base des services Web ?

  • SOAP (Simple Object Access Protocol) Un protocole de communication entre applications, définissant le format d’échange de messages de manière indépendante aux plates-formes, aux langages de programmation. SOAP est basé sur XML, le langage de balises simple et extensible
  • WSDL (Web Services Description Language) Un document XML qui décrit les services Web et comment y accéder. WSDL est utilisé aussi pour localiser les services Web
  • UDDI (Universal Description, Discovery and Integration) Un service d’annuaire de services Web qui contient des informations sur les services Web, en particulier les interfaces de services Web décrits en WSDL. Les communications vers UDDI utilisent SOAP