Entreprise 2.0 et le choc des générations ?

Une des idées fréquentes qui justifie les réseaux sociaux d'entreprise (l'entreprise 2.0) est que ces technologies deviendront indispensables aux futurs collaborateurs, la fameuse génération Y. Ces jeunes, nés "avec un portable et un ordinateur", ne peuvent plus se passer de ces outils (blogs, wikis, messageries instantanés) et leur vie sociale s'organise autour de leurs "amis" de Facebook, Myspace, etc.

Le corolaire de cette idée est que les "vieux" de plus de 40 ans sont dépassés par ces outils et qu'il faudra prévoir un accompagnement important lors de la mise en place de ces solutions.

Patatra !! L'histoire n'est pas aussi simple que ça :

  • démographie de FacebookD'après le site insidefacebook.com, la population des 35-54 fait jeu égal (23%) avec les populations plus jeunes (26-34 ans 26%, 18-25 ans 25%). On cite même les ménagères de plus de 50 ans comme étant la population à plus forte croissance dans ce site (cliquez sur l'image pour la voir en grand) .
  • Une étude du Pew Internet & American Life Project, un organisme indépendant qui étudie les sociétés et en particulier la société américaine, montre que 40% des français entre 30 et 49 ans (55% pour les américains) utilisent un site de réseau social.
  • Même les grands de ce monde (et donc pas vraiment de la génération Y) comme Obama (19 millions + de fans) ou notre vénéré président (412 805 fans !) s'y mettent

En fait de problème générationnel, l'entreprise 2.0 est plus un problème organisationnel. Il s'agit plus de promouvoir une relation directe entre les personnes plutôt que de respecter la structure hiérarchique traditionnelle de l'entreprise. Il y a effectivement un accompagnement aux changements à faire mais peut être à destination du management. Dans une étude récente de Deloitte LLP, 58% des dirigeants estiment que le sujet des réseaux sociaux devrait être une préoccupation du comité exécutif et seulement 15% disent que cela en est une effectivement.

Après le constat : OK le réseau social c’est pour tous, la question qui se pose est comment exploiter dans le cadre de l’entreprise ces nouveaux modes de collaboration ?